Israël détruit Khan Al-Ahmar au bulldozer, en même temps que la solution à deux États

Des militants palestiniens, israéliens et internationaux tentent de bloquer un bulldozer israélien se préparant à la démolition de Khan al-Ahmar, 5 juillet 2018 - Photo : Oren Ziv/Activestills.org

Des militants palestiniens, israéliens et internationaux tentent de bloquer un bulldozer israélien se préparant à la démolition de Khan al-Ahmar, 5 juillet 2018 – Photo : Oren Ziv/Activestills.org

Jonathan Cook – Israël a finalement construit, la semaine dernière, une voie d’accès au village de Khan Al Ahmar en Cisjordanie, après avoire temporiser un demi-siècle. Mais les seuls véhicules autorisés sont les bulldozers qui doivent balayer les maisons de ses 200 habitants.

Si une seule communauté pouvait symboliser la fin de la solution à deux États, c’est bien celle de Khan Al-Ahmar.

C’est pour cette raison qu’un détachement de diplomates européens a laissé un instant ses bureaux climatisés, vers la fin de la semaine dernière, pour se traîner vers les collines chaudes et poussiéreuses à l’extérieur de Jérusalem, et être témoin des préparatifs pour la destruction du village. La police israélienne s’y trouvait aussi, battant sauvagement les résidents et leurs soutiens alors qu’ils tentaient de bloquer l’accès aux grosses machines.

La Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne ont présenté leur protestation officielle. Leur dénonciation fait écho à celle de plus de 70 élus démocrates à Washington, en mai dernier – un exemple rare de politiciens américains manifestant leur solidarité avec les Palestiniens.

Il serait gratifiant de croire que les gouvernements occidentaux se soucient des habitants de Khan Al-Ahmar – ou des milliers d’autres palestiniens soumis à un nettoyage ethnique progressif par l’entité israélienne dans les terres avoisinantes, mais dont la détresse a attiré beaucoup moins d’attention.

En vérité, raser Khan Al-Ahmar et transférer par la force toute sa population constituent des crimes de guerre.

Mais en réalité, les politiciens occidentaux sont plus concernés par renforcer l’illusion d’un processus de paix qui a expiré il y a de nombreuses années, que par les exactions contre les Palestiniens, sous occupation israélienne, qui durent depuis trop longtemps.

Les capitales occidentales comprennent ce qui est en jeu. Israël veut que Khan Al-Ahmar disparaisse afin que des colonies juives puissent être construites à sa place, sur un terrain identifié « E1 ».

Cela mettrait la dernière pièce en place pour qu’Israël construise un bloc essentiel de nouvelles résidences pour les colons, afin de couper la Cisjordanie en deux. Ces mêmes colonies fermeraient l’accès aux Palestiniens de Cisjordanie à Jérusalem-Est, la capitale prévue pour un futur État palestinien, se moquant ainsi de tout accord de paix.

L’effacement de Khan Al-Ahmar n’est pas surgi de nulle part. Israël a foulé aux pieds le droit international depuis des décennies, menant une forme d’annexion rampante qui a causé un peu plus qu’un inconfortable jeu de chaises musicales chez les politiciens occidentaux.

Les Bédouins habitant Khan Al-Ahmar, de la tribu des Jahalin, ont déjà été ethniquement nettoyés à deux reprises par Israël, mais ces crimes de guerres sont passés inaperçus.

La première fois c’était dans les années 1950, quelques années après la création d’Israël, quand 80% des Palestiniens ont été chassés de leurs foyers pour ouvrir la voie à la création d’un État juif.

Bien qu’ils auraient dû bénéficier de la protection de la citoyenneté israélienne, les Jahalin ont été chassés du Néguev vers la Cisjordanie, contrôlée alors par la Jordanie, afin d’ouvrir la voie aux immigrants juifs.

Une génération plus tard, en 1967, alors qu’ils s’étaient à peine ré-installés, les Jahalin furent de nouveau attaqués par des soldats israéliens qui occupaient la Cisjordanie. Les pâturages où les Jahalin avaient été transférés avec leurs chèvres et leurs moutons ont été saisis pour construire une colonie exclusivement réservée aux Juifs – Kfar Adumim – en violation des lois de la guerre.

Depuis lors, les Jahalin se sont installés dans une zone floue de la légalité selon l’entité israélienne. Comme d’autres Palestiniens, dans les 60% de la Cisjordanie déclarés sous contrôle israélien par le processus de paix d’Oslo, ils se sont vus refuser des permis de construire, forçant trois générations à vivre dans des baraques en tôle et dans des tentes.
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Israël a aussi refusé de raccorder le village aux réseaux d’eau potable, d’électricité et d’égouts, dans le but de rendre la vie si insupportable aux Jahalin qu’ils finiraient par partir.

Quand en 2009, une association caritative italienne a aidé à établir la première école à Khan Al-Ahmar – fabriquée en terre et en pneus – et Israël a intensifié sa bataille juridique pour démolir le village.

Maintenant, les Jahalin sont sur le point d’être à nouveau chassés de leurs terres. Cette fois, ils doivent être réinstallés de force à côté d’une décharge de la ville palestinienne d’Abu Dis, entourée de tous côtés par les colonies et les murs israéliens.

Dans ce nouvel emplacement, ils seront forcés d’abandonner leur mode de vie pastoral. Ibrahim Abu Dawoud, un résident, a déclaré : « Pour nous, quitter le désert signifie la mort ».

Un autre indice de la dramatique situation des Palestiniens, est l’intention de l’administration Trump de proposer dans son plan de paix – exposé d’un jour à l’autre – que l’espèce de bidonville qu’est Abu Dis serve de capitale pour un futur pseudo-État palestinien au lieu de Jérusalem-Est – si jamais Israël choisit d’en reconnaître un.
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La destruction de Khan Al-Ahmar serait la première démolition d’une communauté palestinienne entière depuis les années 90, quand Israël était ostensiblement engagé dans le processus de paix d’Oslo.

Maintenant, enhardi par le soutien indéfectible de Washington, le gouvernement de Benyamin Netanyahu, avance à un rythme effréné pour réaliser sa vision du Grand Israël. Il veut annexer les terres sur lesquelles des villages comme Khan Al-Ahmar résistent encore et effacer leurs populations palestiniennes.

Il y a cependant, un obstacle mineur ; jeudi dernier, la Cour suprême israélienne a tenté de dissiper les nuages orageux qui commencent à s’accumuler en Europe en émettant une injonction temporaire de suspension des travaux de démolition.

Le sursis risque d’être de courte durée. Il y a quelques semaines, la même cour – avec un jury dominé par des juges s’identifiant au mouvement des colons – a soutenu la destruction de Khan Al-Ahmar.

La Cour Suprême a commencé également à accepter l’argument du gouvernement israélien selon lequel les décennies d’accaparement des terres par les colons devraient être légalisées rétroactivement – même si cela viole la loi israélienne et internationale – si cela est effectué de « bonne foi ».

Qu’importe ce que croient les juges, rien n’est de « bonne foi » dans le comportement des colons ou du gouvernement de l’entité israélienne envers les communautés telles que Khan Al-Ahmar.

Saeb Erekat, le négociateur vétéran des Palestiniens, pour la paix, a récemment alerté qu’Israël et les États-Unis étaient sur le point de « liquider » le projet d’un État palestinien.

L’Union européenne, qui semble plus désespérée que d’habitude, a réaffirmé ce mois-ci son engagement en faveur de la solution à deux États, tout en incitant à ce que les « obstacles » à sa réalisation soient plus clairement identifiés.

C’est Israël qui fait figure d’éléphant dans la pièce – avec sa persistante mauvaise foi. Ce que montre très nettement Khan Al-Ahmar, rien n’arrêtera la lente annihilation des communautés palestiniennes jusqu’à ce que les gouvernements occidentaux trouvent le cran d’imposer des sanctions [réelles] et sévères à l’entité israélienne.

Source : Israël détruit Khan Al-Ahmar au bulldozer, en même temps que la solution à deux États

Salah Hamouri : Israël s’acharne, l’Élysée se défile | L’Humanité

Le ministre israélien de la Défense d’extrême droite a ordonné à la justice de prolonger de trois mois la « détention administrative » de Salah Hamouri, ressortissant français arrêté le 23 août 2017. La mobilisation se poursuit afin de faire pression sur l’Élysée, qui reste étrangement silencieux…

C’est le summum de l’arbitraire… l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri restera dans les geôles israéliennes trois mois supplémentaires. La « détention administrative » qu’il endure depuis dix mois, sans aucune charge précisément notifiée, a été prolongée sur ordre du ministre de la Défense d’extrême droite, Avigdor Lieberman. Il avait été arrêté le 23 août 2017 à son domicile de Jérusalem-Est. La police l’accusant vaguement « d’avoir renoué avec des organisations politiques illégales ».

« Quand j’ai pris mes billets il y a quelques semaines pour la Palestine, j’espérais arriver pour fêter la libération de Salah Hamouri, pouvoir le serrer dans mes bras, discuter avec lui et partager un repas avec ses proches. Mais c’est les bras et les jambes attachés par des chaînes que je l’ai vu arriver au tribunal ce 1er juillet. (…) C’est en nous adressant un large sourire que Salah est arrivé dans la salle d’audience, saisissant les occasions de nous demander comment nous allions. (…) Quarante minutes plus tard le juge confirme sans surprise la prolongation de la peine pour trois mois. Nous ne connaissons toujours pas les charges retenues contre lui », témoigne Mehdi, membre du comité de soutien.

La détention administrative, exercée au mépris des droits humains les plus élémentaires, est courante en Israël. « Le pouvoir israélien s’autorise à incarcérer sans charge nombre d’opposants à sa politique coloniale et d’occupation. Il y a moins d’une semaine, c’était la détention administrative de la députée palestinienne Khalida Jarrar qui était prolongée aujourd’hui, celle de Salah Hamouri. Parmi les plus de 6 000 prisonniers politiques palestiniens, ils sont ainsi 431 contre lesquels Israël n’a retenu aucune charge à croupir en prison, depuis de nombreuses années pour certains d’entre eux. Ce recours massif à la détention administrative est illégal au regard du droit international », dénonce l’association France Palestine Solidarité dans un communiqué.

LE DROIT INTERNATIONAL PIÉTINÉ

Mais que fait donc la France pour la libération de Salah Hamouri, ressortissant français ? Pour l’instant, Macron n’est pas parvenu à se faire entendre par son « cher Bibi » – Benyamin Netanyahou, le premier ministre israélien. Et la France, qui s’exprime du bout des lèvres, est plutôt occupée à redorer le blason d’Israël et de ses dirigeants, pendant qu’ils piétinent le droit international et ordonnent des séances de tuerie à la frontière avec Gaza. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, se garde bien de réagir à la décision du tribunal. Il évoque « la complexité de la situation de M. Hamouri » et dit être en attente d’« un retour détaillé » des diplomates sur place. Une façon de botter en touche pour ne pas gêner le gouvernement israélien.

« De quelle situation complexe parlent-ils ? D’un citoyen français arbitrairement incarcéré par Israël depuis dix mois et d’une diplomatie française totalement impuissante malgré ses courbettes ? » s’interroge Elsa Lefort, épouse de Salah Hamouri, sur sa page Facebook. « France Diplomatie, commandez plutôt des rapports sur le racisme institutionnel et sur le deux poids, deux mesures dans le traitement des citoyens français selon qu’ils s’appellent Paul ou Salah », ajoute-t-elle.

« Après dix mois d’injustice qui se prolongent aujourd’hui, nous demandons une nouvelle fois quels moyens sont mis par France Diplomatie pour faire respecter un Français arbitrairement incarcéré. C’est un homme, une famille qui sont atteints brutalement par cette décision perverse. Mais c’est aussi la France qui est insultée avec cette prolongation, alors qu’elle n’a de cesse de dérouler le tapis rouge aux dirigeants israéliens », relève de son côté le comité Liberté pour Salah Hamouri.

L’OBJECTIF DU GOUVERNEMENT ISRAÉLIEN : BRISER SALAH

Sourdes à tous les appels, y compris du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, auteur d’un rapport au sujet de cette détention arbitraire, les autorités israéliennes ont à l’évidence pour unique objectif de briser le moral de Salah et surtout de le contraindre à quitter la Palestine, sachant que son épouse est déjà interdite d’entrée sur le territoire israélien.

ELSA LEFORT : “LA DÉTENTION ADMINISTRATIVE EST UNE TORTURE PSYCHOLOGIQUE REDOUTABLE”

Né à Jérusalem de mère française et de père palestinien, Salah Hamouri avait déjà été emprisonné entre 2005 et 2011, accusé d’avoir projeté l’assassinat du rabbin Ovadia Yossef, le dirigeant spirituel et fondateur du parti ultraorthodoxe Shass, décédé en 2013. Salah Hamouri a toujours clamé son innocence. Il avait été libéré en décembre 2011 dans le cadre de l’accord Shalit, un échange de prisonniers.

« NOUS SOMMES PRÊTS À NOUS OFFRIR EN OTAGES À SA PLACE »

Dix Français, dont des parlementaires, proposent à Netanyahou d’être incarcéeés à la place de Salah hamouri. Une démarche symbolique pour pointer l’arbitraire et l’illégalité de cette situation.

Les signataires commencent par affirmer leur attachement « aux libertés fondamentales et au respect des droits inaliénables des citoyens qui sont l’essence même de toute démocratie ». Ils précisent leur engagement « pour que les Palestiniens disposent de leurs droits reconnus par la communauté internationale ». Ils rappellent que « de naissance Franco-Palestinien, né et vivant à Jérusalem, Salah Hamouri, avocat, ne dispose ni de la citoyenneté israélienne ni de la nationalité palestinienne. En droit, il est français ». Aucune charge ne pèse sur lui, aucun procès n’a eu lieu contre lui, insistent-ils, qualifiant sa détention « d’arbitraire » et « d’illégitime ».
Et de formuler leur proposition : « Salah Hamouri est désormais avocat. Il a fondé une famille. Il a un jeune enfant. Sa détention est sans fondement. Salah Hamouri doit pouvoir construire sa vie d’homme, de mari, de père. C’est pourquoi en échange de sa libération, nous vous proposons de le remplacer dans sa prison. Nous sommes 10 Françaises et Français. Nous avons un âge certain. Nous sommes prêts à nous offrir en otages de votre politique illégale et à prendre sa place en prison. Cet échange devrait vous convenir. Il ne serait pas de votre décision mais de la nôtre quand bien même nous récusons ce type d’emprisonnement arbitraire. Nous ne pouvons plus supporter cet acharnement contre Salah Hamouri que nous connaissons bien. Nous ne pouvons plus supporter que notre compatriote soit illégalement, sans causes réelles et fondées, privé d’une vie d’homme jeune. Nous ne pouvons admettre qu’il soit séparé de sa femme et de son enfant de 2 ans. Nous informons les autorités françaises de notre démarche. »
Les signataires :
Monique Cerisier-ben Guiga, sénatrice honoraire ; Claude Léostic, présidente des ONG pour la Palestine ; Henri Bertholet, ancien député maire de Romans-sur-Isère ; Robert Clément, ancien président du conseil général de Seine-Saint-Denis ; Jean-Jacques Degail, chef d’entreprise à la retraite ; Pierre-Nadir Doumandji, ancien haut fonctionnaire de l’ONU ; José Fort, ancien grand reporter ; Jean-Claude Lefort, député honoraire, beau-père de Salah Hamouri ; André Rosevègue, militant de l’Union juive française pour la paix ; Daniel Voguet, ancien avocat au barreau de Paris.

Source : Salah Hamouri : Israël s’acharne, l’Élysée se défile | L’Humanité

BDS: les Etats-Unis et Israël unis contre l’Irlande – JForum

Les Etats-Unis et Israël se sont mis d’accord pour prendre des sanctions envers l’Irlande après que le Sénat irlandais ait voté une loi instituant un boycott des produits fabriqués en Judée-Samarie et dans la partie orientale de Jérusalem.

Israël avait déjà prévenu que si le processus législatif n’était pas annulé, des mesures seront prises dans le domaine de la coopération économique et sécuritaire.

Parallèlement, les Américains ont eux-aussi menacé Dublin de faire jouer la Loi anti-boycott votée par le Congrès.

Cette loi interdit aux entreprises américaines de commercer – sous peine de sanctions – avec des pays qui imposent un boycott à des pays qui ont des relations commerciales avec les Etats-Unis.

Mais cette loi visait surtout le boycott d’Israël, qui est d’ailleurs l’une des rares existant au monde.

La députée Sharren Haskel (Likoud) a écrit une lettre au Premier ministre lui demandant de prendre des mesures concrètes contre l’Irlande au cas où le processus législatif se poursuit jusqu’à l’adoption définitive de la loi de boycott.

La députée propose notamment la fermeture du département économique au sein de l’ambassade d’Irlande en Israël ainsi que l’interruption de l’aide sécuritaire, notamment dans le domaine du renseignement et de la défense cybernétique, dont l’aide d’Israël aux pays occidentaux est très importante.

Source : BDS: les Etats-Unis et Israël unis contre l’Irlande – JForum

L’ambassadeur de l’UE convoqué en Israël pour ingérence sur le projet de loi Etat-nation – Moyen-Orient – RFI

 

L’ambassadeur de l’Union européenne en Israël est convoqué au ministère des Affaires étrangères ce vendredi 13 juillet. Selon le bureau du Premier ministre, il devait être réprimandé pour ce que Benyamin Netanyahu qualifie «d’ingérence» dans les affaires intérieures israéliennes. En cause, une intervention auprès de députés israéliens à propos d’un texte actuellement en débat au Parlement.

Avec notre correspondant à JérusalemGuilhem Delteil

Le Premier ministre israélien dénonce régulièrement l’Union européenne pour ses prises de position sur le conflit israélo-palestinien; à ses yeux, elles sont hostiles à son pays. Benyamin Netanyahu ne cache pas son agacement à l’égard de Bruxelles ; c’est d’ailleurs la deuxième fois que l’ambassadeur européen est convoqué pour «réprimande». Mais rarement les mots du chef du gouvernement n’ont été aussi cinglants.

« Cela ne suffit pas que l’Union européenne finance des organisations qui s’efforcent de saboter l’Etat d’Israël et qu’elle finance des constructions illégales », s’est indigné le Premier ministre. «Apparemment, ils ne comprennent pas qu’Israël est un Etat souverain», a jugé Benyamin Netanyahu qui promet d’autres mesures à l’encontre de l’Union européenne.

Le motif de sa colère est une intervention de l’ambassadeur européen à Tel Aviv auprès d’élus de la majorité. Emanuele Giaufret les aurait mis en garde contre un projet de loi actuellement en discussion à la Knesset. S’il est adopté en l’état, ce texte permettrait de créer des localités uniquement juives: une mesure que le diplomate aurait jugé discriminatoire et contraire aux principes démocratiques.

La délégation européenne en Israël répond que sa démarche était celle de « tout service diplomatique » partout dans le monde. Elle affirme respecter le débat parlementaire israélien mais souligne que « le respect des droits de l’Homme et des principes fondamentaux sont un élément-clé du partenariat entre l’Union européenne et Israël ».

Source : L’ambassadeur de l’UE convoqué en Israël pour ingérence sur le projet de loi Etat-nation – Moyen-Orient – RFI

Israël : “Netanyahou prépare l’annexion de la Cisjordanie”

Entretien avec le journaliste Stéphane Amar, auteur du “Grand Secret d’Israël, pourquoi il n’y aura pas d’Etat palestinien”.

Au Proche-Orient, la solution dite “à deux Etats” a vécu, et avec elle, l’éventualité d’un Etat palestinien vivant en bonne intelligence avec son voisin israélien le long des frontières d’avant 1967 avance Stéphane Amar dans son dernier ouvrage “le Grand Secret d’Israël, pourquoi il n’y aura pas d’Etat palestinien” (Editions de l’Observatoire), à propos du processus de paix entamé il y a vingt-cinq ans, interrompu depuis, mais dont la communauté internationale continue de faire un principe.

L’enquête de ce journaliste – l’un des meilleurs spécialistes francophones de la question – montre au contraire que tout conduit à l’émergence d’un Etat unique dans lequel cohabiteraient Juifs et Palestiniens : au noyautage systématique de la Cisjordanie par les gouvernements israéliens successifs répondent en effet l’impossibilité pour les Arabes de faire leur deuil de l’ensemble de la Palestine historique, ainsi que la rupture définitive entre Gaza et la Cisjordanie. Dans la mesure où les deux peuples “réclament pour eux-mêmes l’intégralité du territoire”, comme l’explique l’auteur à “l’Obs”, comment croire à la possibilité d’un partage négocié ? Interview.

Source : Israël : “Netanyahou prépare l’annexion de la Cisjordanie”

Israël, ce pays qui propose à ses enfants de faire bourreaux dans la vie

MOHAMMED SALEM / REUTERS Des gaz lacrymogènes sont tirés par l’armée israélienne sur les Palestiniens manifestant pour le retour sur leur terre, à Gaza, le 4 mai 2018.

François Beaune voyage depuis 2011 autour de la méditerranée pour collecter des Histoires vraies de méditerranée, un projet artistique: www.histoiresvraies.org. Il a d’abord passé un mois côté israélien en décembre 2012, puis un mois côté palestinien en janvier 2013, dont les trois premiers jours à Hébron. Il n’a pu entrer à Gaza qu’en mai 2014. Il a ainsi découvert sur le terrain la réalité de l’occupation.

Les soldats sont jeunes, et parfois ils blaguent et se réjouissent de leurs aventures. Des vidéos se promènent sur la Toile, on les voit rire, après une rafale, des contorsions d’un fellah aux jambes fauchées, d’une silhouette avec écrit PRESS dans le dos baignant dans son sang. “Putain t’as vu ce qu’il a pris!”

J’ai une fille de quatorze ans, qui finit sa troisième. Après son lycée, si elle était israélienne, elle irait faire son service militaire, apprendre à tuer, rire avec ses copines d’armée du malheur qu’elles infligent. Je me demande comment des parents acceptent d’envoyer leurs fils et leurs filles, respectivement trois et deux ans, se transformer en criminels de guerre.

En Israël, après ton bac, tu ne fais pas Droit, ou Histoire, ou IUT mécanique. Tu fais guerre. Un deug pour les filles, une licence pour les garçons. Tu ne peux pas y couper. D’ailleurs si tu ne trouves pas de travail après ton service, tu pourras continuer à travailler dans la guerre, la formation à la guerre dans le monde entier, dans les technologies de guerre au fondement de l’économie d’Israël.

En Israël, après ton bac, tu ne fais pas Droit, ou Histoire, ou IUT mécanique. Tu fais guerre. Un deug pour les filles, une licence pour les garçons.

Tu as dix-huit ans, on te donne une arme, de jolies bottines en cuir que tu conserveras ensuite dans le civil, un checkpoint où passer tes journées avec tes potes de régiment. On ne te le dit pas explicitement, mais tu sais aussi que tu as le droit de vie ou de mort sur les occupés, les Palestiniens, cette population qui, en dépit du bon sens, s’accroche à ses cailloux plutôt que de partir, d’aller rejoindre leurs musulmans dans les pays tout autour. Tu te dis que franchement, avec cette vie de merde qu’ils ont, ils seraient mieux ailleurs.

Les parents sont-ils conscients de ce que leurs enfants vont devoir vivre? Bien sûr il y a le déni, assourdissant à Tel-Aviv, où les habitants vivent comme hors-sol, dans un monde occidental imaginaire.

A Tel-Aviv on se cultive, on fait du bon cinéma, les clubs de foot jouent en coupe d’Europe, d’ailleurs le pays joue aussi en coupe d’Europe et des chanteuses talentueuses remportent l’Eurovision. Tout est normal à Tel-Aviv, sauf qu’il y a le mur à trente minutes de voiture. Tel-Aviv, une bulle, un camp retranché au milieu de la guerre. Avec ses treize kilomètres de plages, ses surfers qui me font toujours penser à la scène d’Apocalypsenow où le capitaine Willard, une star du surf, rencontre le colonel Kilgore, un grand fan de ce sport, qui donne l’ordre de bombarder telle portion de côte vietnamienne pour pouvoir prendre une vague qu’il assure magique.

On ne te le dit pas explicitement, mais tu sais aussi que tu as le droit de vie ou de mort sur les occupés, les Palestiniens, cette population qui, en dépit du bon sens, s’accroche à ses cailloux plutôt que de partir.

Le déni est notre protection naturelle. On ne peut pas vivre sans le déni. Mais ces parents qui envoient leurs enfants faire leurs “études” de guerre ont vécu eux aussi la même chose, ils savent ce qui les attend, et même s’ils se rassurent de constater le rapport de force tout en la faveur de Tsahal, ils ne peuvent s’empêcher de s’inquiéter d’un coup de couteau, d’une pierre, d’une hypothétique roquette, et puis aussi peut-être de la manière dont leurs enfants vont vivre ces deux ou trois années traumatisantes, qu’ils racontent en détail et par centaines sur le site www.breakingthesilence.org.il (aux éditions Autrement: Le livre noir de l’occupation israélienne, sous-titré Les soldats racontent).

Je me souviendrai toujours de cet après-midi où David Grossman est venu à Lyon participer aux Assises Internationales du Roman, pour présenter son dernier livre. Il avait peu de temps, a-t-il expliqué, “mais il y a une chose qu’il faut que vous sachiez, vous les Français, à propos d’Israël, et qui vous empêche de nous comprendre. C’est que nous notre norme c’est la guerre, alors que vous votre norme, c’est la paix.”

Cette phrase je l’ai conservée précieusement, elle me fait réfléchir. Depuis 70 ans, l’Europe vit en paix sur son territoire, et l’on trouve ça normal. J’ai bientôt 40 ans et je n’ai connu que la paix dans ma vie. Je suis de 78 et Jacques Chirac m’a écrit qu’il n’avait pas besoin de moi pour le service militaire. Pour moi il est inconcevable que ma fille un jour porte une arme ou coince à l’épaulette son béret militaire, comme le font les jeunes filles dans les malls de Tel-Aviv, l’uzi en bandoulière.

“Il y a une chose qu’il faut que vous sachiez, vous les Français, à propos d’Israël, et qui vous empêche de nous comprendre. C’est que nous notre norme c’est la guerre, alors que vous votre norme, c’est la paix” dit l’écrivain israélien David Grossman

Cette semaine, je regarde Heimat, la chronique allemande d’Edgar Reitz qui raconte la vie ordinaire dans un village à partir de 1918. Il montre comment la population, après la défaite, est restée mobilisée, guerrière dans son attitude. Comment le National-Socialisme a répondu à ce besoin de croire en un nouvel ordre, une nouvelle société, un nouvel homme capable de redorer la gloire passée.

Dans La fin de l’homme rouge, Svetlana Alexievitch raconte la déception de la population russe après la chute de l’URSS en 1991: “c’est une vie à la Tchekhov qui a commencé. Sans histoire. Toutes les valeurs se sont effondrées (…) Les nouveaux rêves, c’est de se construire une maison, de s’acheter une belle voiture, de planter des groseilliers. Il s’est avéré que la liberté était la réhabilitation de cet esprit petit-bourgeois que l’on avait l’habitude d’entendre dénigrer en Russie. La liberté de Sa Majesté la Consommation. L’immensité des Ténèbres (…) Nous avons passé toute notre histoire à survivre, et non à vivre. Désormais, l’expérience de la guerre ne servait plus à rien, il fallait l’oublier.”

Svetlana Alexievitch est partie début 2000 à la rencontre du peuple russe, et elle écoute les discussions aux kiosques à bière: “Où est-ce que je veux vivre, dit l’un. Dans un grand pays, ou dans un pays normal?” “J’aimais bien notre empire, dit l’autre. Depuis qu’on l’a plus, je trouve la vie ennuyeuse.” “Un grand idéal, ça exige du sang, dit un troisième. Aujourd’hui, personne n’a envie de mourir quelque part. Dans on ne sait trop quelle guerre.”

Mais cela, c’était avant l’arrivée de Poutine, le retour du Tsar, de l’idéal de grandeur dont le russe a besoin, selon elle et les Russes rencontrés qui témoignent de cet héroïsme appris, inculqué telle une religion, qui transcende l’individu, lui fait épouser une cause qui le dépasse, et que la guerre concrétise.

“Mon père a vécu jusqu’à 90 ans, explique une femme. Il disait qu’il n’avait rien connu de bien dans sa vie, à part la guerre. C’est tout ce que nous possédons.”

“Nous avons grandi parmi des bourreaux et des victimes, explique un homme. Pour nous c’est normal de vivre ensemble. Il n’y a pas de frontière entre l’état de paix et l’état de guerre. Nous sommes toujours en guerre.”

L’ “Homo Sovieticus” de Svetlana Alexievitch a besoin de la guerre pour continuer d’exister, tout comme aujourd’hui l’Homo Israelus. Malgré les millions de morts dans les goulags, les massacres de masse et autres nécessités du Plan, à partir du moment où il en va de la survie de la Patrie, de l’idéal transcendant, tout devient acceptable, même de proposer à ses enfants de faire bourreaux dans la vie.

L’ “Homo Sovieticus” de Svetlana Alexievitch a besoin de la guerre pour continuer d’exister, tout comme aujourd’hui l’Homo Israelus.

Avigdor Liberman, le ministre de la guerre israélien, est né le 5 juin 1958 à Kichinev, en URSS. Son père, selon Wikipedia, a été membre de l’organisation sioniste de jeunesse Betar. Envoyé au front dans les rangs de l’Armée rouge pendant la seconde guerre mondiale, il est fait prisonnier par les Allemands. Survivant à cette captivité, il est ensuite déporté par les autorités soviétiques en Sibérie.

Svetlana Alexievitch, dans La fin de l’homme rouge, se fait raconter comment on punissait les “traîtres” qui s’étaient rendu à l’ennemi plutôt que de mourir héroïquement, comment de prisonnier de guerre tu allais direct faire six ans au goulag, et comment tu te détestais toi-même de n’être pas à la hauteur de l’idéal qui t’avait fait naître.

L’idéal sioniste au départ n’était pas un idéal guerrier, mais le constat d’une réalité: l’antisémitisme généralisé en Europe. Theodor Herzl, journaliste allemand, chronique l’affaire Dreyfus et constate pour la énième fois, en France de surcroît, un pays qu’il juge plus démocratique que l’Allemagne de l’époque, l’injustice avec laquelle un juif est traité. Il en conclut assez logiquement qu’il est nécessaire pour le peuple juif de se trouver un endroit à l’écart de cette soi-disant civilisation, où fonder un monde meilleur. Un refuge pour les juifs. L’idée n’a rien à voir avec la religion, les rabbins de l’époque condamnent le projet sioniste. Israël aurait d’ailleurs pu advenir à Madagascar, ou ailleurs, plusieurs options ont été envisagées. Le sionisme est une proposition de solution pratique, concrète, pour que s’arrêtent les pogroms, les discriminations envers le peuple juif: trouvons une terre où nous serons entre nous, enfin maîtres de nos destins.

Le sionisme était une proposition de solution pratique, concrète, pour que s’arrêtent les pogroms, les discriminations envers le peuple juif: “trouvons une terre où nous serons entre nous, enfin maîtres de nos destins”.

La nécessité, l’urgence de mesures, comme celle d’adhérer à la solution du sionisme au Congrès de Bâle en 1903, ne fait aucun doute quand on sait ce que l’Europe réservait au peuple juif. L’idée de fonder un Etat sur le socle d’une population ethniquement ou racialement homogène était dans toutes les têtes à l’époque. Malheureusement cet idéal d’un Etat pur, de race ou de classe, s’est toujours avéré une catastrophe. Le XXe siècle est né du génocide des Arméniens, théorisé par les Jeunes Turcs comme une nécessité afin d’établir un nouvel Etat Turc. De la même manière, Zinoviev, en 1918, écrivait que “sur les cent millions de personnes qui peuplent la Russie soviétique, nous devons en entraîner derrière nous 90 millions. Les autres (les koulaks pour faire court, tous les ennemis du communisme), on ne peut discuter avec eux, il faut les anéantir.” Le National-Socialisme a poursuivi cette idée d’homogénéité d’un peuple, de besoin vital de recréer une pureté de la race, avec les conséquences qu’on sait. Sans parler de la dernière guerre de Yougoslavie, ou du génocide Rwandais.

Continuer de lutter, comme Israël le fait, pour l’avènement d’un Etat juif, avec un système d’apartheid qui ne donne pas les mêmes droits aux juifs et aux non-juifs, semble aujourd’hui autant une impasse historique qu’un projet inacceptable aux yeux du Droit international.

Malheureusement cet idéal d’un Etat pur, de race ou de classe, s’est toujours avéré une catastrophe.

Maintenant comment le peuple israélien peut-il renoncer à cette guerre, tant qu’il la vit comme une norme, une nécessité vitale? Comment Avigdor Liberman, avec l’histoire qu’il porte, comment Netanyahou pourraient-ils comprendre que vivre ensemble, partager la terre, est la seule solution viable, alors même que toute leur légitimité, leur vision des rapports de force est fondée sur la norme guerrière, et toutes leurs énergies tendues vers la réalisation de ce rêve impossible, une terre d’Israël enfin en paix, peuplée d’élus du monde entier, protégés par de si hauts murs qu’aucun peuple ne s’y risquerait pour mille ans de bonheur?

Il faut convoquer l’ensemble de l’opinion internationale elle aussi responsable de cette situation, comme cela a été fait pour l’Afrique du Sud, à travers des actions de boycott. Les journalistes du monde entier ont leur rôle à jouer.

A mon sens le changement de mentalité nécessaire pour inverser progressivement cette norme guerrière dont parlait David Grossman ne peut venir que de l’extérieur. Il faut que la communauté internationale force le peuple israélien à sortir de cet état de peur et de déni, à voir ses responsabilités en face, à renoncer à cette fausse bonne solution qu’est le sionisme et à revivre dans la réalité, avec le peuple palestinien. D’abord en mettant des mots sur cette situation d’apartheid, en convoquant l’ensemble de l’opinion internationale elle aussi responsable de cette situation, comme cela a été fait pour l’Afrique du Sud, à travers des actions de boycott. Les journalistes du monde entier ont leur rôle à jouer, en particulier en Europe et aux Etats-Unis. Il s’agit aujourd’hui de présenter Israël pour ce qu’il est, un Etat d’apartheid qui n’est plus à démontrer, comme le détaille un récent rapport de l’ONU. De parler de l’Etat d’apartheid d’Israël sur TF1, sur BFMTV.

Mais il faudra aussi concevoir, inventer une alternative à la norme guerrière, c’est-à-dire une alternative à l’idéal sioniste tel qu’il s’exprime aujourd’hui, dont les peuples israéliens et palestiniens pourront s’emparer, et qui ne peut être, au vu de la colonisation des trente dernières années, qu’un seul et même Etat garantissant l’égalité des droits de chaque citoyen.

Le prochain roman de François Beaune, “Omar et Greg”, paraîtra aux éditions du Nouvel Attila en septembre 2018.

FOLIO

La lune dans le puits – Histoires vraies de Méditerranée“, de François Beaune, éditions Verticales, 2013

ELYZAD

L’esprit de famille, 77 positions libanaises“, de François Beaune, éditions Elyzad, mars 2018
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Source : Israël, ce pays qui propose à ses enfants de faire bourreaux dans la vie

Soutien à Israël: Lapid accuse Netanyahu de creuser le fossé avec les Américains | The Times of Israël

Yair Lapid, leader du parti Yesh Atid, dirige une réunion de sa faction à la Knesset, le 1er janvier 2018 (Miriam Alster / Flash90)

Le président de Yesh Atid, Yair Lapid, a accusé le Premier ministre Benjamin Netanyahu d’aligner « dangereusement » son gouvernement avec les factions conservatrices évangéliques du parti républicain et d’élargir la division avec les démocrates suite à l’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem qui a été critiquée pour son caractère partisan.

« Le fait que le gouvernement s’identifie complètement à la faction conservatrice et évangélique du parti républicain est dangereux », a dit Lapid à Walla dans une interview accordée jeudi.

Il a déclaré que s’il y avait un président et un congrès démocrates en 2020, cela causerait un « sérieux problème » à Israël si Netanyahu devait se trouver encore au pouvoir.

Lapid a également averti que l’alignement de Netanyahu avec les républicains conservateurs créait davantage de tensions dans la relation entretenue par Israël avec les Juifs américains : « 80 % d’entre eux sont démocrates », a-t-il affirmé.

Ted Deutch, représentant de Floride, au quatrième jour de la Convention nationale démocrate, à Philadelphie, le 28 juillet 2016. (Crédit : Alex Wong/Getty Images via JTA)

Lapid a déclaré que le législateur juif démocrate Ted Deutch lui avait dit qu’il avait été évincé de l’inauguration de l’ambassade à Jérusalem, lundi.

« Il m’a dit qu’il avait demandé à se joindre à la délégation mais qu’il n’avait jamais eu de réponse », a dit Lapid.

« Il n’est pas possible que le gouvernement d’Israël ne l’ait pas remarqué. C’est le boulot du bureau du Premier ministre de faire la liste et de dire : Nous sommes non-partisans, nous n’avons pas d’attache exclusive avec les républicains ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président américain Donald Trump, à droite, à l’aéroport international Ben Gurion avant le départ de Trump, le 23 mai 2017. (Crédit : Koby Gideon/GPO)

« L’identification avec l’aile conservatrice du parti républicain est arrivée en raison de l’amitié avec Trump, mais c’est une vision à court-terme et ce n’est pas professionnel. C’est également lié au fait qu’il n’y a pas de ministère des Affaires étrangères et que personne ne fait le travail », a dit Lapid, critiquant le rôle de Netanyahu au poste de ministre des Affaires étrangères.

Au début de la semaine, l’ambassade israélienne à Washington a accueilli son événement annuel célébrant l’établissement de l’Etat d’Israël et la décision prise par l’administration Trump de transférer l’ambassade à Jérusalem en l’absence totale de démocrates.

Un porte-parole de l’ambassade a indiqué que tous les membres du Congrès avaient été invités comme c’est le cas chaque année. Un responsable de la mission a déclaré : « De nombreux personnels et dignitaires démocrates sont venus faire la fête avec nous ».

« J’imagine qu’ils ont voulu seulement s’entourer de membres du congrès qui ont pleinement soutenu le déménagement de l’ambassade et qui n’ont eu aucune critique à faire des violences qui ont eu lieu à Gaza », a commenté un membre juif et démocrate de la chambre qui a déclaré n’avoir reçu aucune invitation à l’événement.

Les bureaux de Deutch — et de la députée juive Nita Lowey — ont déclaré avoir été invités mais que l’événement était survenu un « jour de district » et qu’ils ne se trouvaient pas à Washington pour y assister.

La soirée de lundi, à Washington, a été considérée comme plus spéciale que celles des années passées : Non seulement il s’agissait d’une commémoration du 70ème anniversaire d’Israël mais elle a coïncidé avec l’apogée de la décision prise par le président américain Donald Trump, au mois de décembre, de reconnaître Jérusalem en tant que capitale d’Israël et d’y déplacer l’ambassade.

Le représentant américain Ted Deutch (parti démocrate ; Floride). (Crédit : autorisation)

Elle est également survenue dans un contexte de manifestations violentes dans la bande de Gaza lundi, au cours desquelles 60 Palestiniens ont été tués et plus de 2 700 blessés, selon le ministère de la Santé dirigé par le Hamas à Gaza.

Le Hamas a fait savoir que 50 des personnes mortellement touchées appartenaient à son groupe et le Jihad islamique a revendiqué trois morts dans ses rangs.

Une grande partie de la communauté internationale a fustigé ces morts et accusé Israël d’usage excessif de la force.

La majorité des démocrates, au Capitole, s’étaient opposés à la décision de Trump, affirmant que tandis que Jérusalem est la capitale d’Israël, une reconnaissance officielle et le transfert de l’ambassade auraient dû avoir lieu dans le cadre d’un accord négocié avec les Palestiniens.

Pas un seul démocrate élu au Congrès n’a non plus assisté à la cérémonie de Jérusalem.

Le membre juif de la chambre pro-israélien, qui n’avait pas été invité à Washington, a suggéré que cette initiative favorisait certains aspects de l’agenda de Netanyahu incompatibles avec la communauté juive américaine, qui penche largement vers la gauche de l’échiquier politique.

« Il semble que Netanyahu ne se préoccupe que de séduire les chrétiens de droite et les Juifs les plus conservateurs de l’Amérique », a noté le législateur.

« Il ne montre aucun intérêt à se lier avec la majorité des Juifs américains qui sont libéraux et progressistes. Trump et [Jared] Kushner et l’ambassadeur [David] Friedman ont permis à Netanyahu de prendre un virage très dur vers la droite. Et cela ne mène qu’à un fossé plus profond encore entre Netanyahu et les Juifs américains libéraux ».

Au mois de septembre 2017, un sondage de l’AJC (American Jewish Committee) révélait que seulement 16 % des Juifs américains soutenaient l’appel de Trump à transférer immédiatement l’ambassade à Jérusalem.

Source : Soutien à Israël: Lapid accuse Netanyahu de creuser le fossé avec les Américains | The Times of Israël

« Netanyahu est une machine à fabriquer des ennemis pour Israël » – Le Point

TRIBUNE. Selon le philosophe Jean-Loup Bonnamy, par sa stratégie, le Premier ministre israélien mène son pays dans l’impasse et l’isole encore davantage.

« Gagner les cœurs et les esprits. » C’est là l’essence de la guerre moderne selon David Galula, officier français, radié des cadres par Vichy parce que juif, résistant et théoricien militaire. En appliquant cette méthode de contre-insurrection qui vise à traiter les populations avec bienveillance pour les détacher des mouvements rebelles, Galula obtint de grands succès durant la guerre d’Algérie. Les mêmes principes furent repris avec succès par le général américain Petraeus en Irak.

Visiblement, le gouvernement israélien a choisi une ligne opposée, comme le montre le bain de sang du 14 mai à Gaza où 58 manifestants palestiniens furent tués et 2 200 blessés. Or, la brutalité du gouvernement Netanyahu est contre-productive, voire suicidaire. En fait, elle va trop loin et compromet les intérêts de l’État hébreu.

Tout d’abord, Israël perd la bataille des images. La guerre médiatique est l’inverse de la guerre classique : il vaut mieux y recevoir que d’y donner la mort. Ces dernières années, le phénomène Daech avait été une aubaine pour Israël, nous faisant oublier la sempiternelle question palestinienne. Mais les événements de Gaza ont scandalisé l’opinion internationale et suscité une immense vague de réprobation qui isole Israël (exception faite de l’allié américain). De toute évidence, c’est le camp palestinien qui sort renforcé des événements de Gaza. Tout civil palestinien tué est une victoire pour le Hamas.

Ensuite, par sa brutalité, Israël complique encore davantage le règlement de l’épineuse question palestinienne. Pourtant, Israël serait le premier bénéficiaire d’un tel règlement. La politique de Netanyahu est une immense machine à fabriquer des ennemis pour Israël. Elle ne fait que nourrir la haine, la frustration et la soif de revanche chez les jeunes Palestiniens. En alimentant la spirale infernale de la violence, le Premier ministre israélien semble confirmer la prédiction que faisait le général de Gaulle en 1967 : « Israël organise l’occupation, occupation qui ne peut aller sans oppression, répression, expulsion. Et se manifeste contre lui la résistance qu’à son tour il qualifie de terrorisme. »

Par sa brutalité, Israël complique encore davantage le règlement de l’épineuse question palestinienne, dont il serait pourtant le premier bénéficiaire.

Or, les Palestiniens savent que le temps travaille pour eux, du fait d’une natalité plus élevée. Face à la bombe démographique arabe, qui le menace dans son existence même, Israël risque d’être submergé par la masse de Palestiniens toujours plus nombreux. Il est donc vital pour l’État hébreu de chercher un règlement au conflit, de traiter les Palestiniens avec respect et de leur permettre d’avoir un État. Quand on a des voisins nombreux, mieux vaut entretenir de bonnes relations avec eux. C’est d’ailleurs ce point de vue pragmatique que défendent (en vain pour l’instant) des responsables et anciens responsables de Tsahal, de la police israélienne, du Mossad et du Shin Bet (service de contre-espionnage). Ainsi, en 2012, le documentaire The Gatekeepers faisait entendre la voix de six anciens chefs des services secrets israéliens qui affirmaient que, s’il était nécessaire de mener une lutte implacable contre le terrorisme, il fallait impérativement chercher la paix et éviter toute brutalité inutile. Et ce, dans l’intérêt même d’Israël.

Enfin, Israël affaiblit son alliance avec les pays sunnites de la région. En effet, le gouvernement Netanyahu se targue de ses très bonnes relations avec les pétromonarchies sunnites du Golfe. Dans la grande guerre froide entre chiites et sunnites qui déchire le Moyen-Orient, les royaumes sunnites ont choisi de s’allier à Israël contre l’ennemi commun iranien, fer de lance des chiites. Or, si les dirigeants sunnites ne reculent pas devant les froids calculs de la realpolitik et se rapprochent d’Israël, il n’en va pas de même pour leurs populations, qui sont très hostiles à l’État hébreu. Et les images de Gaza rendent explosive cette hostilité des opinions publiques. Les dirigeants du Golfe vont donc devoir tenir compte de la rue arabe et reprendre leurs distances, à contrecœur certes, à l’égard d’Israël. Tous savent que les événements de Gaza sont instrumentalisés par la propagande islamiste. Et aucun ne tient à connaître le sort d’Anouar el-Sadate. Certes, le président égyptien était très pieux. Certes, il s’était appuyé sur les mouvements islamistes pour contrer les marxistes. Mais les mêmes mouvements islamistes ne lui pardonnèrent pas d’avoir fait la paix avec Israël et l’assassinèrent dans un attentat spectaculaire en 1980.

Comment expliquer que le gouvernement israélien ait commis une telle erreur à Gaza ? Paradoxalement, c’est la disparition des grandes guerres israélo-arabes qui rend plus difficile la pacification du Moyen-Orient. En effet, lorsqu’il vivait sous la menace d’une invasion arabe, l’État hébreu savait qu’il était obligé de lâcher du lest et de faire des concessions. Mais, depuis que les opérations de police sans gloire ont remplacé les grandes batailles de chars, la politique d’apaisement est passée de mode. Dans les guerres israélo-arabes de 1948, 1967 ou 1973, des chefs militaires sauvaient Israël et devenaient des héros nationaux. Puis, ces chefs militaires, forts de leur popularité, se lançaient en politique. Arrivés aux plus hautes responsabilités, ils menaient par réalisme une politique de détente vis-à-vis des Palestiniens et des pays arabes voisins. Ce fut le cas de Ben Gourion, de Moshe Dayan ou de Yitzhak Rabin. Peut-être même d’Ariel Sharon dans ses deux dernières années au pouvoir, après son départ du Likoud en 2005. Ces héros étaient au-dessus de tout soupçon et l’opinion israélienne comprenait que leur politique de détente servait les intérêts nationaux. Mais, aujourd’hui, toute politique de détente est présentée comme une trahison par les membres du Likoud. Comme les partisans de la paix ne sont plus des héros de guerre, ils n’ont plus la légitimité nécessaire pour faire accepter leurs vues. Pour ne rien arranger, le système électoral israélien est extrêmement complexe et la Knesset est l’un des parlements les plus fragmentés dans le monde. Les 120 députés que compte cette petite assemblée appartiennent à douze partis différents ! Cela rend les majorités instables et pousse le Likoud à devoir faire alliance avec des petits partis d’extrême droite, et donc à durcir sa politique. Tant qu’Israël ne retrouvera pas des leaders charismatiques et crédibles pour porter la voix de la paix et tant qu’il ne réformera pas son système électoral, nous verrons d’autres bains de sang comme celui de Gaza.

* Jean-Loup Bonnamy est normalien, agrégé de philosophie.

 

Source : « Netanyahu est une machine à fabriquer des ennemis pour Israël » – Le Point

GRAVE ! En Tunisie, une caméra cachée démasque les «vendus d’Israël» – Sputnik France (Vidéos)

En Tunisie, une caméra cachée démasque les «vendus d’Israël»

Artistes, hommes politiques, sportifs, prédicateurs…tous sont passés au crible de la nouvelle caméra cachée qui se propose de sonder leurs affinités «collaborationnistes», quand une forte somme d’argent est en jeu. Si la plupart ont refusé l’offre, la crédibilité politique ou morale de certains autres est désormais remise en question.

 

Dans un spot publicitaire montré la veille de la diffusion, on annonçait la couleur. Bleu et blanc, avec une étoile à 6 branches et ce slogan: «Quand la patrie est la cible, la neutralité devient traîtrise, le silence complicité». «Shalom» ne sera vraisemblablement pas une caméra cachée comme les autres. Celles qui s’invitent, chaque Ramadan, sur le petit écran et distraient les Tunisiens.

Le principe est le suivant: une personnalité est invitée à prendre part à un entretien télévisé. Arrivé sur les lieux, une somptueuse villa dans la proche banlieue de Tunis, l’intermédiaire l’informe qu’il se trouve plutôt au «siège secret» d’une représentation diplomatique israélienne en Tunisie. Des acteurs jouant le rôle de diplomates israéliens lui proposent une formule de collaboration avec Tel Aviv. Une offre qu’il ne peut pas refuser: une mallette de billets verts, des promesses de soutien politique, etc.

Dans ce passage vidéo, extrait du premier épisode diffusé le dimanche 20 mai, l’entraîneur de football tunisien Mokhtar Tlili accepte pour 120 000 USD mensuels de devenir le conseiller technique d’un club de football israélien, le Maccabi Tel Aviv. Il exigera, toutefois, que la discrétion soit gardée autour de ses nouvelles fonctions…et qu’il puisse résider à Ramallah. Ce qui a provoqué l’indignation et la risée des internautes.

Mokhtar Tlili: «Je suis prêt à travailler à Tel Aviv, mais je passe la nuit à Ramallah.» Vendu, le jour, militant, la nuit!

48 heures seulement avant la diffusion de ce premier épisode, une courte liste de noms de «collabos» a déjà fuité, confirmée en substance par le producteur lui-même. Parmi ceux-ci, on trouve un prédicateur zélé, connu pour faire la chasse aux non-jeûneurs pendant Ramadan. Mais le nom qui a surtout retenu l’attention des Tunisiens est celui d’Abderraouf Ayadi, surnommé: «Ayadi Mossad». Ce chef d’un petit parti transfuge de la mouvance de l’ex-président Moncef Marzouki, était paradoxalement connu pour ses positions complotistes et sorties quasi-hystériques….contre l’Etat sioniste. Chantre de la criminalisation de la normalisation avec Israël, il est aussi l’une des figures de proue du comité de défense de Mohamed Zouari, un Tunisien proche du Hamas assassiné par le Mossad israélien en décembre 2016.

«Je n’ai aucun problème avec Israël», peut-on, pourtant, l’entendre dire dans le spot promotionnel diffusé par la chaîne Tounesna TV.

Contacté par un journal électronique proche de ses thèses, Assada, Ayadi s’est justifié en invoquant, presque, une offre qu’il n’a pas pu refuser. Version Luca Brasi, du Parrain, cette fois.

« On a exercé une pression psychologique et matérielle sur moi (…) J’ai voulu m’en aller, mais un homme armé m’en a empêché (…) Je me suis senti comme dans une cellule du Mossad qui me voulait du mal (…) une séquestration criminelle (…) J’étais empêché d’utiliser mon propre téléphone (…) On dit que j’ai accepté leur offre. En fait, je n’ai rien accepté, je n’ai même pas touché à la valise (…)»

Interrogé au sujet de la phrase où il affirmait ne pas avoir de problème avec Israël, Ayadi décriera un « montage tendancieux », menaçant de saisir la justice, en concluant, fidèle à son sobriquet, que cette caméra cachée elle-même est une émanation de « l’internationale sioniste » (sic).

Alors que la diffusion de «Shalom» était initialement prévue pour diffusion sur la chaîne Attassia TV, celle-ci s’est désistée à la dernière minute. Le producteur qui s’est rabattu sur une autre chaîne, Tounesna TV, a évoqué des «pressions» exercées par (sur?) la chaîne, pour manipuler le contenu de certains épisodes.

Dans une mise au point sibylline publiée sur son site, Attassia TV a, pour sa part, justifié la non diffusion par «la médiocrité» de la qualité professionnelle du programme, mais aussi, «le contexte actuel que vit la cause palestinienne, faisant du programme une provocation gratuite pour les téléspectateurs».

En toile de fond de cette caméra cachée s’étale justement toute la question du contexte, national et régional, et l’attachement particulier des Tunisiens à la cause palestinienne. Près d’un an et demi après l’assassinat, par le Mossad israélien, de Mohamed Zouari, l’adoption d’un projet de loi criminalisant la normalisation avec l’Etat sioniste est remise aux calendes grecques. De leur côté, les Israéliens venaient de perpétrer à Gaza, sous les yeux du monde, un massacre qui a particulièrement ému les Tunisiens, alors que les appels à la normalisation se multiplient dans les pays du Golfe, au nom de la haine de l‘Iran.

Une délégation du Bahreïn en visite à Israël, en décembre 2017.Quoiqu’à mille lieues de l’épicentre moyen-oriental, les Tunisiens restent particulièrement attachés à la cause palestinienne. C’est dans ce pays que s’étaient tenues les toutes premières négociations secrètes qui ont abouti à l’Accord d’Oslo de 1993. Quelques années plus tôt, en 1982, le quartier général de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) de Yasser Arafat, tout juste évacué de Beyrouth, s’installait durablement en Tunisie. Les Israéliens mèneront, entre temps, des expéditions punitives contre des leaders de l’OLP, notamment, le 1er octobre 1985 à Hammam Chatt, avec l’Opération Jambe de bois qui fit 68 morts, majoritairement des Palestiniens. Devant la menace de Bourguiba de rompre les relations avec les Etats-Unis, ceux-ci s’abstiendront, pour la première fois de leur histoire, d’opposer leur veto à une résolution des Nations-Unis condamnant Israël.

Source : En Tunisie, une caméra cachée démasque les «vendus d’Israël» – Sputnik France

Spotify critiqué en Israël après qu’une carte omet la Cisjordanie et le Golan | The Times of Israël

Spotify critiqué en Israël après qu’une carte omet la Cisjordanie et le Golan

Le géant de la musique en streaming retire une publication de sa page Facebook en hébreu après avoir reçu des plaintes

Une vidéo postée par Spotify sur sa page Facebook officielle israélienne a suscité la colère d’utilisateurs dimanche car elle présentait une carte d’Israël qui ne mentionnait pas la Cisjordanie et le plateau du Golan.

L’entreprise populaire de musique en streaming, qui a récemment établi ses services en Israël, a effacé la publication après que des utilisateurs s’en sont plaints, mais n’a fourni aucun commentaire sur la question, a annoncé la chaîne d’information Hadashot.

La vidéo en hébreu était sur le groupe israélien de pop électronique indie Garden City Mouvement, et montrait les villes où le plus de clients écoutaient son single, « Move On ».

La vidéo utilisait des graphiques pour montrer des cartes de Taiwan, Israël, Mexico, Chili et le Royaume Uni, pour correspondre avec les villes présentes dans la vidéo : Taipei, Tel Aviv, Mexico City, Santiago et Londres, respectivement.

« Ils ne savent pas comment dessiner les cartes », a commenté un utilisateur, selon Hadashot.

Un autre a demandé : « le plateau du Golan ? La Judée et Samarie ? Provoquez-vous exprès ? »

Israël a capturé le Golan, la Cisjordanie, Jérusalem Est et Gaza pendant la Guerre des Six Jours de 1967. Israël a annexé Jérusalem Est et le Golan et, en 2005, s’est retiré de la bande de Gaza, qui est maintenant contrôlée par le groupe terroriste islamiste du Hamas.

L’Autorité palestinienne contrôle des zones de la Cisjordanie, mais le contrôle global repose sur l’armée israélienne. La communauté internationale ne reconnaît pas la souveraineté d’Israël sur aucune de ces zones.

Spotify semble avoir pris l’option d’éviter la question sur son application, et a évité de montrer une carte d’Israël sur sa page « Top 50 » pour le pays. D’autres pages de pays présentent une carte.

Source : Spotify critiqué en Israël après qu’une carte omet la Cisjordanie et le Golan | The Times of Israël

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