Israël, ce pays qui propose à ses enfants de faire bourreaux dans la vie

MOHAMMED SALEM / REUTERS Des gaz lacrymogènes sont tirés par l’armée israélienne sur les Palestiniens manifestant pour le retour sur leur terre, à Gaza, le 4 mai 2018.

François Beaune voyage depuis 2011 autour de la méditerranée pour collecter des Histoires vraies de méditerranée, un projet artistique: www.histoiresvraies.org. Il a d’abord passé un mois côté israélien en décembre 2012, puis un mois côté palestinien en janvier 2013, dont les trois premiers jours à Hébron. Il n’a pu entrer à Gaza qu’en mai 2014. Il a ainsi découvert sur le terrain la réalité de l’occupation.

Les soldats sont jeunes, et parfois ils blaguent et se réjouissent de leurs aventures. Des vidéos se promènent sur la Toile, on les voit rire, après une rafale, des contorsions d’un fellah aux jambes fauchées, d’une silhouette avec écrit PRESS dans le dos baignant dans son sang. “Putain t’as vu ce qu’il a pris!”

J’ai une fille de quatorze ans, qui finit sa troisième. Après son lycée, si elle était israélienne, elle irait faire son service militaire, apprendre à tuer, rire avec ses copines d’armée du malheur qu’elles infligent. Je me demande comment des parents acceptent d’envoyer leurs fils et leurs filles, respectivement trois et deux ans, se transformer en criminels de guerre.

En Israël, après ton bac, tu ne fais pas Droit, ou Histoire, ou IUT mécanique. Tu fais guerre. Un deug pour les filles, une licence pour les garçons. Tu ne peux pas y couper. D’ailleurs si tu ne trouves pas de travail après ton service, tu pourras continuer à travailler dans la guerre, la formation à la guerre dans le monde entier, dans les technologies de guerre au fondement de l’économie d’Israël.

En Israël, après ton bac, tu ne fais pas Droit, ou Histoire, ou IUT mécanique. Tu fais guerre. Un deug pour les filles, une licence pour les garçons.

Tu as dix-huit ans, on te donne une arme, de jolies bottines en cuir que tu conserveras ensuite dans le civil, un checkpoint où passer tes journées avec tes potes de régiment. On ne te le dit pas explicitement, mais tu sais aussi que tu as le droit de vie ou de mort sur les occupés, les Palestiniens, cette population qui, en dépit du bon sens, s’accroche à ses cailloux plutôt que de partir, d’aller rejoindre leurs musulmans dans les pays tout autour. Tu te dis que franchement, avec cette vie de merde qu’ils ont, ils seraient mieux ailleurs.

Les parents sont-ils conscients de ce que leurs enfants vont devoir vivre? Bien sûr il y a le déni, assourdissant à Tel-Aviv, où les habitants vivent comme hors-sol, dans un monde occidental imaginaire.

A Tel-Aviv on se cultive, on fait du bon cinéma, les clubs de foot jouent en coupe d’Europe, d’ailleurs le pays joue aussi en coupe d’Europe et des chanteuses talentueuses remportent l’Eurovision. Tout est normal à Tel-Aviv, sauf qu’il y a le mur à trente minutes de voiture. Tel-Aviv, une bulle, un camp retranché au milieu de la guerre. Avec ses treize kilomètres de plages, ses surfers qui me font toujours penser à la scène d’Apocalypsenow où le capitaine Willard, une star du surf, rencontre le colonel Kilgore, un grand fan de ce sport, qui donne l’ordre de bombarder telle portion de côte vietnamienne pour pouvoir prendre une vague qu’il assure magique.

On ne te le dit pas explicitement, mais tu sais aussi que tu as le droit de vie ou de mort sur les occupés, les Palestiniens, cette population qui, en dépit du bon sens, s’accroche à ses cailloux plutôt que de partir.

Le déni est notre protection naturelle. On ne peut pas vivre sans le déni. Mais ces parents qui envoient leurs enfants faire leurs “études” de guerre ont vécu eux aussi la même chose, ils savent ce qui les attend, et même s’ils se rassurent de constater le rapport de force tout en la faveur de Tsahal, ils ne peuvent s’empêcher de s’inquiéter d’un coup de couteau, d’une pierre, d’une hypothétique roquette, et puis aussi peut-être de la manière dont leurs enfants vont vivre ces deux ou trois années traumatisantes, qu’ils racontent en détail et par centaines sur le site www.breakingthesilence.org.il (aux éditions Autrement: Le livre noir de l’occupation israélienne, sous-titré Les soldats racontent).

Je me souviendrai toujours de cet après-midi où David Grossman est venu à Lyon participer aux Assises Internationales du Roman, pour présenter son dernier livre. Il avait peu de temps, a-t-il expliqué, “mais il y a une chose qu’il faut que vous sachiez, vous les Français, à propos d’Israël, et qui vous empêche de nous comprendre. C’est que nous notre norme c’est la guerre, alors que vous votre norme, c’est la paix.”

Cette phrase je l’ai conservée précieusement, elle me fait réfléchir. Depuis 70 ans, l’Europe vit en paix sur son territoire, et l’on trouve ça normal. J’ai bientôt 40 ans et je n’ai connu que la paix dans ma vie. Je suis de 78 et Jacques Chirac m’a écrit qu’il n’avait pas besoin de moi pour le service militaire. Pour moi il est inconcevable que ma fille un jour porte une arme ou coince à l’épaulette son béret militaire, comme le font les jeunes filles dans les malls de Tel-Aviv, l’uzi en bandoulière.

“Il y a une chose qu’il faut que vous sachiez, vous les Français, à propos d’Israël, et qui vous empêche de nous comprendre. C’est que nous notre norme c’est la guerre, alors que vous votre norme, c’est la paix” dit l’écrivain israélien David Grossman

Cette semaine, je regarde Heimat, la chronique allemande d’Edgar Reitz qui raconte la vie ordinaire dans un village à partir de 1918. Il montre comment la population, après la défaite, est restée mobilisée, guerrière dans son attitude. Comment le National-Socialisme a répondu à ce besoin de croire en un nouvel ordre, une nouvelle société, un nouvel homme capable de redorer la gloire passée.

Dans La fin de l’homme rouge, Svetlana Alexievitch raconte la déception de la population russe après la chute de l’URSS en 1991: “c’est une vie à la Tchekhov qui a commencé. Sans histoire. Toutes les valeurs se sont effondrées (…) Les nouveaux rêves, c’est de se construire une maison, de s’acheter une belle voiture, de planter des groseilliers. Il s’est avéré que la liberté était la réhabilitation de cet esprit petit-bourgeois que l’on avait l’habitude d’entendre dénigrer en Russie. La liberté de Sa Majesté la Consommation. L’immensité des Ténèbres (…) Nous avons passé toute notre histoire à survivre, et non à vivre. Désormais, l’expérience de la guerre ne servait plus à rien, il fallait l’oublier.”

Svetlana Alexievitch est partie début 2000 à la rencontre du peuple russe, et elle écoute les discussions aux kiosques à bière: “Où est-ce que je veux vivre, dit l’un. Dans un grand pays, ou dans un pays normal?” “J’aimais bien notre empire, dit l’autre. Depuis qu’on l’a plus, je trouve la vie ennuyeuse.” “Un grand idéal, ça exige du sang, dit un troisième. Aujourd’hui, personne n’a envie de mourir quelque part. Dans on ne sait trop quelle guerre.”

Mais cela, c’était avant l’arrivée de Poutine, le retour du Tsar, de l’idéal de grandeur dont le russe a besoin, selon elle et les Russes rencontrés qui témoignent de cet héroïsme appris, inculqué telle une religion, qui transcende l’individu, lui fait épouser une cause qui le dépasse, et que la guerre concrétise.

“Mon père a vécu jusqu’à 90 ans, explique une femme. Il disait qu’il n’avait rien connu de bien dans sa vie, à part la guerre. C’est tout ce que nous possédons.”

“Nous avons grandi parmi des bourreaux et des victimes, explique un homme. Pour nous c’est normal de vivre ensemble. Il n’y a pas de frontière entre l’état de paix et l’état de guerre. Nous sommes toujours en guerre.”

L’ “Homo Sovieticus” de Svetlana Alexievitch a besoin de la guerre pour continuer d’exister, tout comme aujourd’hui l’Homo Israelus. Malgré les millions de morts dans les goulags, les massacres de masse et autres nécessités du Plan, à partir du moment où il en va de la survie de la Patrie, de l’idéal transcendant, tout devient acceptable, même de proposer à ses enfants de faire bourreaux dans la vie.

L’ “Homo Sovieticus” de Svetlana Alexievitch a besoin de la guerre pour continuer d’exister, tout comme aujourd’hui l’Homo Israelus.

Avigdor Liberman, le ministre de la guerre israélien, est né le 5 juin 1958 à Kichinev, en URSS. Son père, selon Wikipedia, a été membre de l’organisation sioniste de jeunesse Betar. Envoyé au front dans les rangs de l’Armée rouge pendant la seconde guerre mondiale, il est fait prisonnier par les Allemands. Survivant à cette captivité, il est ensuite déporté par les autorités soviétiques en Sibérie.

Svetlana Alexievitch, dans La fin de l’homme rouge, se fait raconter comment on punissait les “traîtres” qui s’étaient rendu à l’ennemi plutôt que de mourir héroïquement, comment de prisonnier de guerre tu allais direct faire six ans au goulag, et comment tu te détestais toi-même de n’être pas à la hauteur de l’idéal qui t’avait fait naître.

L’idéal sioniste au départ n’était pas un idéal guerrier, mais le constat d’une réalité: l’antisémitisme généralisé en Europe. Theodor Herzl, journaliste allemand, chronique l’affaire Dreyfus et constate pour la énième fois, en France de surcroît, un pays qu’il juge plus démocratique que l’Allemagne de l’époque, l’injustice avec laquelle un juif est traité. Il en conclut assez logiquement qu’il est nécessaire pour le peuple juif de se trouver un endroit à l’écart de cette soi-disant civilisation, où fonder un monde meilleur. Un refuge pour les juifs. L’idée n’a rien à voir avec la religion, les rabbins de l’époque condamnent le projet sioniste. Israël aurait d’ailleurs pu advenir à Madagascar, ou ailleurs, plusieurs options ont été envisagées. Le sionisme est une proposition de solution pratique, concrète, pour que s’arrêtent les pogroms, les discriminations envers le peuple juif: trouvons une terre où nous serons entre nous, enfin maîtres de nos destins.

Le sionisme était une proposition de solution pratique, concrète, pour que s’arrêtent les pogroms, les discriminations envers le peuple juif: “trouvons une terre où nous serons entre nous, enfin maîtres de nos destins”.

La nécessité, l’urgence de mesures, comme celle d’adhérer à la solution du sionisme au Congrès de Bâle en 1903, ne fait aucun doute quand on sait ce que l’Europe réservait au peuple juif. L’idée de fonder un Etat sur le socle d’une population ethniquement ou racialement homogène était dans toutes les têtes à l’époque. Malheureusement cet idéal d’un Etat pur, de race ou de classe, s’est toujours avéré une catastrophe. Le XXe siècle est né du génocide des Arméniens, théorisé par les Jeunes Turcs comme une nécessité afin d’établir un nouvel Etat Turc. De la même manière, Zinoviev, en 1918, écrivait que “sur les cent millions de personnes qui peuplent la Russie soviétique, nous devons en entraîner derrière nous 90 millions. Les autres (les koulaks pour faire court, tous les ennemis du communisme), on ne peut discuter avec eux, il faut les anéantir.” Le National-Socialisme a poursuivi cette idée d’homogénéité d’un peuple, de besoin vital de recréer une pureté de la race, avec les conséquences qu’on sait. Sans parler de la dernière guerre de Yougoslavie, ou du génocide Rwandais.

Continuer de lutter, comme Israël le fait, pour l’avènement d’un Etat juif, avec un système d’apartheid qui ne donne pas les mêmes droits aux juifs et aux non-juifs, semble aujourd’hui autant une impasse historique qu’un projet inacceptable aux yeux du Droit international.

Malheureusement cet idéal d’un Etat pur, de race ou de classe, s’est toujours avéré une catastrophe.

Maintenant comment le peuple israélien peut-il renoncer à cette guerre, tant qu’il la vit comme une norme, une nécessité vitale? Comment Avigdor Liberman, avec l’histoire qu’il porte, comment Netanyahou pourraient-ils comprendre que vivre ensemble, partager la terre, est la seule solution viable, alors même que toute leur légitimité, leur vision des rapports de force est fondée sur la norme guerrière, et toutes leurs énergies tendues vers la réalisation de ce rêve impossible, une terre d’Israël enfin en paix, peuplée d’élus du monde entier, protégés par de si hauts murs qu’aucun peuple ne s’y risquerait pour mille ans de bonheur?

Il faut convoquer l’ensemble de l’opinion internationale elle aussi responsable de cette situation, comme cela a été fait pour l’Afrique du Sud, à travers des actions de boycott. Les journalistes du monde entier ont leur rôle à jouer.

A mon sens le changement de mentalité nécessaire pour inverser progressivement cette norme guerrière dont parlait David Grossman ne peut venir que de l’extérieur. Il faut que la communauté internationale force le peuple israélien à sortir de cet état de peur et de déni, à voir ses responsabilités en face, à renoncer à cette fausse bonne solution qu’est le sionisme et à revivre dans la réalité, avec le peuple palestinien. D’abord en mettant des mots sur cette situation d’apartheid, en convoquant l’ensemble de l’opinion internationale elle aussi responsable de cette situation, comme cela a été fait pour l’Afrique du Sud, à travers des actions de boycott. Les journalistes du monde entier ont leur rôle à jouer, en particulier en Europe et aux Etats-Unis. Il s’agit aujourd’hui de présenter Israël pour ce qu’il est, un Etat d’apartheid qui n’est plus à démontrer, comme le détaille un récent rapport de l’ONU. De parler de l’Etat d’apartheid d’Israël sur TF1, sur BFMTV.

Mais il faudra aussi concevoir, inventer une alternative à la norme guerrière, c’est-à-dire une alternative à l’idéal sioniste tel qu’il s’exprime aujourd’hui, dont les peuples israéliens et palestiniens pourront s’emparer, et qui ne peut être, au vu de la colonisation des trente dernières années, qu’un seul et même Etat garantissant l’égalité des droits de chaque citoyen.

Le prochain roman de François Beaune, “Omar et Greg”, paraîtra aux éditions du Nouvel Attila en septembre 2018.


FOLIO

La lune dans le puits – Histoires vraies de Méditerranée“, de François Beaune, éditions Verticales, 2013

ELYZAD

L’esprit de famille, 77 positions libanaises“, de François Beaune, éditions Elyzad, mars 2018
À voir également sur Le HuffPost:

Source : Israël, ce pays qui propose à ses enfants de faire bourreaux dans la vie

Soutien à Israël: Lapid accuse Netanyahu de creuser le fossé avec les Américains | The Times of Israël

Yair Lapid, leader du parti Yesh Atid, dirige une réunion de sa faction à la Knesset, le 1er janvier 2018 (Miriam Alster / Flash90)

Le président de Yesh Atid, Yair Lapid, a accusé le Premier ministre Benjamin Netanyahu d’aligner « dangereusement » son gouvernement avec les factions conservatrices évangéliques du parti républicain et d’élargir la division avec les démocrates suite à l’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem qui a été critiquée pour son caractère partisan.

« Le fait que le gouvernement s’identifie complètement à la faction conservatrice et évangélique du parti républicain est dangereux », a dit Lapid à Walla dans une interview accordée jeudi.

Il a déclaré que s’il y avait un président et un congrès démocrates en 2020, cela causerait un « sérieux problème » à Israël si Netanyahu devait se trouver encore au pouvoir.

Lapid a également averti que l’alignement de Netanyahu avec les républicains conservateurs créait davantage de tensions dans la relation entretenue par Israël avec les Juifs américains : « 80 % d’entre eux sont démocrates », a-t-il affirmé.

Ted Deutch, représentant de Floride, au quatrième jour de la Convention nationale démocrate, à Philadelphie, le 28 juillet 2016. (Crédit : Alex Wong/Getty Images via JTA)

Lapid a déclaré que le législateur juif démocrate Ted Deutch lui avait dit qu’il avait été évincé de l’inauguration de l’ambassade à Jérusalem, lundi.

« Il m’a dit qu’il avait demandé à se joindre à la délégation mais qu’il n’avait jamais eu de réponse », a dit Lapid.

« Il n’est pas possible que le gouvernement d’Israël ne l’ait pas remarqué. C’est le boulot du bureau du Premier ministre de faire la liste et de dire : Nous sommes non-partisans, nous n’avons pas d’attache exclusive avec les républicains ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président américain Donald Trump, à droite, à l’aéroport international Ben Gurion avant le départ de Trump, le 23 mai 2017. (Crédit : Koby Gideon/GPO)

« L’identification avec l’aile conservatrice du parti républicain est arrivée en raison de l’amitié avec Trump, mais c’est une vision à court-terme et ce n’est pas professionnel. C’est également lié au fait qu’il n’y a pas de ministère des Affaires étrangères et que personne ne fait le travail », a dit Lapid, critiquant le rôle de Netanyahu au poste de ministre des Affaires étrangères.

Au début de la semaine, l’ambassade israélienne à Washington a accueilli son événement annuel célébrant l’établissement de l’Etat d’Israël et la décision prise par l’administration Trump de transférer l’ambassade à Jérusalem en l’absence totale de démocrates.

Un porte-parole de l’ambassade a indiqué que tous les membres du Congrès avaient été invités comme c’est le cas chaque année. Un responsable de la mission a déclaré : « De nombreux personnels et dignitaires démocrates sont venus faire la fête avec nous ».

« J’imagine qu’ils ont voulu seulement s’entourer de membres du congrès qui ont pleinement soutenu le déménagement de l’ambassade et qui n’ont eu aucune critique à faire des violences qui ont eu lieu à Gaza », a commenté un membre juif et démocrate de la chambre qui a déclaré n’avoir reçu aucune invitation à l’événement.

Les bureaux de Deutch — et de la députée juive Nita Lowey — ont déclaré avoir été invités mais que l’événement était survenu un « jour de district » et qu’ils ne se trouvaient pas à Washington pour y assister.

La soirée de lundi, à Washington, a été considérée comme plus spéciale que celles des années passées : Non seulement il s’agissait d’une commémoration du 70ème anniversaire d’Israël mais elle a coïncidé avec l’apogée de la décision prise par le président américain Donald Trump, au mois de décembre, de reconnaître Jérusalem en tant que capitale d’Israël et d’y déplacer l’ambassade.

Le représentant américain Ted Deutch (parti démocrate ; Floride). (Crédit : autorisation)

Elle est également survenue dans un contexte de manifestations violentes dans la bande de Gaza lundi, au cours desquelles 60 Palestiniens ont été tués et plus de 2 700 blessés, selon le ministère de la Santé dirigé par le Hamas à Gaza.

Le Hamas a fait savoir que 50 des personnes mortellement touchées appartenaient à son groupe et le Jihad islamique a revendiqué trois morts dans ses rangs.

Une grande partie de la communauté internationale a fustigé ces morts et accusé Israël d’usage excessif de la force.

La majorité des démocrates, au Capitole, s’étaient opposés à la décision de Trump, affirmant que tandis que Jérusalem est la capitale d’Israël, une reconnaissance officielle et le transfert de l’ambassade auraient dû avoir lieu dans le cadre d’un accord négocié avec les Palestiniens.

Pas un seul démocrate élu au Congrès n’a non plus assisté à la cérémonie de Jérusalem.

Le membre juif de la chambre pro-israélien, qui n’avait pas été invité à Washington, a suggéré que cette initiative favorisait certains aspects de l’agenda de Netanyahu incompatibles avec la communauté juive américaine, qui penche largement vers la gauche de l’échiquier politique.

« Il semble que Netanyahu ne se préoccupe que de séduire les chrétiens de droite et les Juifs les plus conservateurs de l’Amérique », a noté le législateur.

« Il ne montre aucun intérêt à se lier avec la majorité des Juifs américains qui sont libéraux et progressistes. Trump et [Jared] Kushner et l’ambassadeur [David] Friedman ont permis à Netanyahu de prendre un virage très dur vers la droite. Et cela ne mène qu’à un fossé plus profond encore entre Netanyahu et les Juifs américains libéraux ».

Au mois de septembre 2017, un sondage de l’AJC (American Jewish Committee) révélait que seulement 16 % des Juifs américains soutenaient l’appel de Trump à transférer immédiatement l’ambassade à Jérusalem.

Source : Soutien à Israël: Lapid accuse Netanyahu de creuser le fossé avec les Américains | The Times of Israël

« Netanyahu est une machine à fabriquer des ennemis pour Israël » – Le Point

TRIBUNE. Selon le philosophe Jean-Loup Bonnamy, par sa stratégie, le Premier ministre israélien mène son pays dans l’impasse et l’isole encore davantage.

« Gagner les cœurs et les esprits. » C’est là l’essence de la guerre moderne selon David Galula, officier français, radié des cadres par Vichy parce que juif, résistant et théoricien militaire. En appliquant cette méthode de contre-insurrection qui vise à traiter les populations avec bienveillance pour les détacher des mouvements rebelles, Galula obtint de grands succès durant la guerre d’Algérie. Les mêmes principes furent repris avec succès par le général américain Petraeus en Irak.

Visiblement, le gouvernement israélien a choisi une ligne opposée, comme le montre le bain de sang du 14 mai à Gaza où 58 manifestants palestiniens furent tués et 2 200 blessés. Or, la brutalité du gouvernement Netanyahu est contre-productive, voire suicidaire. En fait, elle va trop loin et compromet les intérêts de l’État hébreu.

Tout d’abord, Israël perd la bataille des images. La guerre médiatique est l’inverse de la guerre classique : il vaut mieux y recevoir que d’y donner la mort. Ces dernières années, le phénomène Daech avait été une aubaine pour Israël, nous faisant oublier la sempiternelle question palestinienne. Mais les événements de Gaza ont scandalisé l’opinion internationale et suscité une immense vague de réprobation qui isole Israël (exception faite de l’allié américain). De toute évidence, c’est le camp palestinien qui sort renforcé des événements de Gaza. Tout civil palestinien tué est une victoire pour le Hamas.

Ensuite, par sa brutalité, Israël complique encore davantage le règlement de l’épineuse question palestinienne. Pourtant, Israël serait le premier bénéficiaire d’un tel règlement. La politique de Netanyahu est une immense machine à fabriquer des ennemis pour Israël. Elle ne fait que nourrir la haine, la frustration et la soif de revanche chez les jeunes Palestiniens. En alimentant la spirale infernale de la violence, le Premier ministre israélien semble confirmer la prédiction que faisait le général de Gaulle en 1967 : « Israël organise l’occupation, occupation qui ne peut aller sans oppression, répression, expulsion. Et se manifeste contre lui la résistance qu’à son tour il qualifie de terrorisme. »

Par sa brutalité, Israël complique encore davantage le règlement de l’épineuse question palestinienne, dont il serait pourtant le premier bénéficiaire.

Or, les Palestiniens savent que le temps travaille pour eux, du fait d’une natalité plus élevée. Face à la bombe démographique arabe, qui le menace dans son existence même, Israël risque d’être submergé par la masse de Palestiniens toujours plus nombreux. Il est donc vital pour l’État hébreu de chercher un règlement au conflit, de traiter les Palestiniens avec respect et de leur permettre d’avoir un État. Quand on a des voisins nombreux, mieux vaut entretenir de bonnes relations avec eux. C’est d’ailleurs ce point de vue pragmatique que défendent (en vain pour l’instant) des responsables et anciens responsables de Tsahal, de la police israélienne, du Mossad et du Shin Bet (service de contre-espionnage). Ainsi, en 2012, le documentaire The Gatekeepers faisait entendre la voix de six anciens chefs des services secrets israéliens qui affirmaient que, s’il était nécessaire de mener une lutte implacable contre le terrorisme, il fallait impérativement chercher la paix et éviter toute brutalité inutile. Et ce, dans l’intérêt même d’Israël.

Enfin, Israël affaiblit son alliance avec les pays sunnites de la région. En effet, le gouvernement Netanyahu se targue de ses très bonnes relations avec les pétromonarchies sunnites du Golfe. Dans la grande guerre froide entre chiites et sunnites qui déchire le Moyen-Orient, les royaumes sunnites ont choisi de s’allier à Israël contre l’ennemi commun iranien, fer de lance des chiites. Or, si les dirigeants sunnites ne reculent pas devant les froids calculs de la realpolitik et se rapprochent d’Israël, il n’en va pas de même pour leurs populations, qui sont très hostiles à l’État hébreu. Et les images de Gaza rendent explosive cette hostilité des opinions publiques. Les dirigeants du Golfe vont donc devoir tenir compte de la rue arabe et reprendre leurs distances, à contrecœur certes, à l’égard d’Israël. Tous savent que les événements de Gaza sont instrumentalisés par la propagande islamiste. Et aucun ne tient à connaître le sort d’Anouar el-Sadate. Certes, le président égyptien était très pieux. Certes, il s’était appuyé sur les mouvements islamistes pour contrer les marxistes. Mais les mêmes mouvements islamistes ne lui pardonnèrent pas d’avoir fait la paix avec Israël et l’assassinèrent dans un attentat spectaculaire en 1980.

Comment expliquer que le gouvernement israélien ait commis une telle erreur à Gaza ? Paradoxalement, c’est la disparition des grandes guerres israélo-arabes qui rend plus difficile la pacification du Moyen-Orient. En effet, lorsqu’il vivait sous la menace d’une invasion arabe, l’État hébreu savait qu’il était obligé de lâcher du lest et de faire des concessions. Mais, depuis que les opérations de police sans gloire ont remplacé les grandes batailles de chars, la politique d’apaisement est passée de mode. Dans les guerres israélo-arabes de 1948, 1967 ou 1973, des chefs militaires sauvaient Israël et devenaient des héros nationaux. Puis, ces chefs militaires, forts de leur popularité, se lançaient en politique. Arrivés aux plus hautes responsabilités, ils menaient par réalisme une politique de détente vis-à-vis des Palestiniens et des pays arabes voisins. Ce fut le cas de Ben Gourion, de Moshe Dayan ou de Yitzhak Rabin. Peut-être même d’Ariel Sharon dans ses deux dernières années au pouvoir, après son départ du Likoud en 2005. Ces héros étaient au-dessus de tout soupçon et l’opinion israélienne comprenait que leur politique de détente servait les intérêts nationaux. Mais, aujourd’hui, toute politique de détente est présentée comme une trahison par les membres du Likoud. Comme les partisans de la paix ne sont plus des héros de guerre, ils n’ont plus la légitimité nécessaire pour faire accepter leurs vues. Pour ne rien arranger, le système électoral israélien est extrêmement complexe et la Knesset est l’un des parlements les plus fragmentés dans le monde. Les 120 députés que compte cette petite assemblée appartiennent à douze partis différents ! Cela rend les majorités instables et pousse le Likoud à devoir faire alliance avec des petits partis d’extrême droite, et donc à durcir sa politique. Tant qu’Israël ne retrouvera pas des leaders charismatiques et crédibles pour porter la voix de la paix et tant qu’il ne réformera pas son système électoral, nous verrons d’autres bains de sang comme celui de Gaza.

* Jean-Loup Bonnamy est normalien, agrégé de philosophie.

 

Source : « Netanyahu est une machine à fabriquer des ennemis pour Israël » – Le Point

GRAVE ! En Tunisie, une caméra cachée démasque les «vendus d’Israël» – Sputnik France (Vidéos)

En Tunisie, une caméra cachée démasque les «vendus d’Israël»

Artistes, hommes politiques, sportifs, prédicateurs…tous sont passés au crible de la nouvelle caméra cachée qui se propose de sonder leurs affinités «collaborationnistes», quand une forte somme d’argent est en jeu. Si la plupart ont refusé l’offre, la crédibilité politique ou morale de certains autres est désormais remise en question.

 

Dans un spot publicitaire montré la veille de la diffusion, on annonçait la couleur. Bleu et blanc, avec une étoile à 6 branches et ce slogan: «Quand la patrie est la cible, la neutralité devient traîtrise, le silence complicité». «Shalom» ne sera vraisemblablement pas une caméra cachée comme les autres. Celles qui s’invitent, chaque Ramadan, sur le petit écran et distraient les Tunisiens.

Le principe est le suivant: une personnalité est invitée à prendre part à un entretien télévisé. Arrivé sur les lieux, une somptueuse villa dans la proche banlieue de Tunis, l’intermédiaire l’informe qu’il se trouve plutôt au «siège secret» d’une représentation diplomatique israélienne en Tunisie. Des acteurs jouant le rôle de diplomates israéliens lui proposent une formule de collaboration avec Tel Aviv. Une offre qu’il ne peut pas refuser: une mallette de billets verts, des promesses de soutien politique, etc.

Dans ce passage vidéo, extrait du premier épisode diffusé le dimanche 20 mai, l’entraîneur de football tunisien Mokhtar Tlili accepte pour 120 000 USD mensuels de devenir le conseiller technique d’un club de football israélien, le Maccabi Tel Aviv. Il exigera, toutefois, que la discrétion soit gardée autour de ses nouvelles fonctions…et qu’il puisse résider à Ramallah. Ce qui a provoqué l’indignation et la risée des internautes.

Mokhtar Tlili: «Je suis prêt à travailler à Tel Aviv, mais je passe la nuit à Ramallah.» Vendu, le jour, militant, la nuit!

48 heures seulement avant la diffusion de ce premier épisode, une courte liste de noms de «collabos» a déjà fuité, confirmée en substance par le producteur lui-même. Parmi ceux-ci, on trouve un prédicateur zélé, connu pour faire la chasse aux non-jeûneurs pendant Ramadan. Mais le nom qui a surtout retenu l’attention des Tunisiens est celui d’Abderraouf Ayadi, surnommé: «Ayadi Mossad». Ce chef d’un petit parti transfuge de la mouvance de l’ex-président Moncef Marzouki, était paradoxalement connu pour ses positions complotistes et sorties quasi-hystériques….contre l’Etat sioniste. Chantre de la criminalisation de la normalisation avec Israël, il est aussi l’une des figures de proue du comité de défense de Mohamed Zouari, un Tunisien proche du Hamas assassiné par le Mossad israélien en décembre 2016.

«Je n’ai aucun problème avec Israël», peut-on, pourtant, l’entendre dire dans le spot promotionnel diffusé par la chaîne Tounesna TV.

Contacté par un journal électronique proche de ses thèses, Assada, Ayadi s’est justifié en invoquant, presque, une offre qu’il n’a pas pu refuser. Version Luca Brasi, du Parrain, cette fois.

« On a exercé une pression psychologique et matérielle sur moi (…) J’ai voulu m’en aller, mais un homme armé m’en a empêché (…) Je me suis senti comme dans une cellule du Mossad qui me voulait du mal (…) une séquestration criminelle (…) J’étais empêché d’utiliser mon propre téléphone (…) On dit que j’ai accepté leur offre. En fait, je n’ai rien accepté, je n’ai même pas touché à la valise (…)»

Interrogé au sujet de la phrase où il affirmait ne pas avoir de problème avec Israël, Ayadi décriera un « montage tendancieux », menaçant de saisir la justice, en concluant, fidèle à son sobriquet, que cette caméra cachée elle-même est une émanation de « l’internationale sioniste » (sic).

Alors que la diffusion de «Shalom» était initialement prévue pour diffusion sur la chaîne Attassia TV, celle-ci s’est désistée à la dernière minute. Le producteur qui s’est rabattu sur une autre chaîne, Tounesna TV, a évoqué des «pressions» exercées par (sur?) la chaîne, pour manipuler le contenu de certains épisodes.

Dans une mise au point sibylline publiée sur son site, Attassia TV a, pour sa part, justifié la non diffusion par «la médiocrité» de la qualité professionnelle du programme, mais aussi, «le contexte actuel que vit la cause palestinienne, faisant du programme une provocation gratuite pour les téléspectateurs».

En toile de fond de cette caméra cachée s’étale justement toute la question du contexte, national et régional, et l’attachement particulier des Tunisiens à la cause palestinienne. Près d’un an et demi après l’assassinat, par le Mossad israélien, de Mohamed Zouari, l’adoption d’un projet de loi criminalisant la normalisation avec l’Etat sioniste est remise aux calendes grecques. De leur côté, les Israéliens venaient de perpétrer à Gaza, sous les yeux du monde, un massacre qui a particulièrement ému les Tunisiens, alors que les appels à la normalisation se multiplient dans les pays du Golfe, au nom de la haine de l‘Iran.

Une délégation du Bahreïn en visite à Israël, en décembre 2017.Quoiqu’à mille lieues de l’épicentre moyen-oriental, les Tunisiens restent particulièrement attachés à la cause palestinienne. C’est dans ce pays que s’étaient tenues les toutes premières négociations secrètes qui ont abouti à l’Accord d’Oslo de 1993. Quelques années plus tôt, en 1982, le quartier général de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) de Yasser Arafat, tout juste évacué de Beyrouth, s’installait durablement en Tunisie. Les Israéliens mèneront, entre temps, des expéditions punitives contre des leaders de l’OLP, notamment, le 1er octobre 1985 à Hammam Chatt, avec l’Opération Jambe de bois qui fit 68 morts, majoritairement des Palestiniens. Devant la menace de Bourguiba de rompre les relations avec les Etats-Unis, ceux-ci s’abstiendront, pour la première fois de leur histoire, d’opposer leur veto à une résolution des Nations-Unis condamnant Israël.

Source : En Tunisie, une caméra cachée démasque les «vendus d’Israël» – Sputnik France

Spotify critiqué en Israël après qu’une carte omet la Cisjordanie et le Golan | The Times of Israël

Spotify critiqué en Israël après qu’une carte omet la Cisjordanie et le Golan

Le géant de la musique en streaming retire une publication de sa page Facebook en hébreu après avoir reçu des plaintes

Une vidéo postée par Spotify sur sa page Facebook officielle israélienne a suscité la colère d’utilisateurs dimanche car elle présentait une carte d’Israël qui ne mentionnait pas la Cisjordanie et le plateau du Golan.

L’entreprise populaire de musique en streaming, qui a récemment établi ses services en Israël, a effacé la publication après que des utilisateurs s’en sont plaints, mais n’a fourni aucun commentaire sur la question, a annoncé la chaîne d’information Hadashot.

La vidéo en hébreu était sur le groupe israélien de pop électronique indie Garden City Mouvement, et montrait les villes où le plus de clients écoutaient son single, « Move On ».

La vidéo utilisait des graphiques pour montrer des cartes de Taiwan, Israël, Mexico, Chili et le Royaume Uni, pour correspondre avec les villes présentes dans la vidéo : Taipei, Tel Aviv, Mexico City, Santiago et Londres, respectivement.

« Ils ne savent pas comment dessiner les cartes », a commenté un utilisateur, selon Hadashot.

Un autre a demandé : « le plateau du Golan ? La Judée et Samarie ? Provoquez-vous exprès ? »

Israël a capturé le Golan, la Cisjordanie, Jérusalem Est et Gaza pendant la Guerre des Six Jours de 1967. Israël a annexé Jérusalem Est et le Golan et, en 2005, s’est retiré de la bande de Gaza, qui est maintenant contrôlée par le groupe terroriste islamiste du Hamas.

L’Autorité palestinienne contrôle des zones de la Cisjordanie, mais le contrôle global repose sur l’armée israélienne. La communauté internationale ne reconnaît pas la souveraineté d’Israël sur aucune de ces zones.

Spotify semble avoir pris l’option d’éviter la question sur son application, et a évité de montrer une carte d’Israël sur sa page « Top 50 » pour le pays. D’autres pages de pays présentent une carte.

Source : Spotify critiqué en Israël après qu’une carte omet la Cisjordanie et le Golan | The Times of Israël

Israël : décès d’un Palestinien détenu dans une prison

Aziz Ewissat est mort victime d’une crise cardiaque.@ AHMAD GHARABLI / AFP

Aziz Ewissat, âgé de 53 ans et qui purgeait depuis 2014 une peine de 30 ans de prison, a été victime d’une crise cardiaque après avoir agressé un gardien, selon l’administration pénitentiaire israélienne.

Un Palestinien  détenu dans une prison israélienne et victime d’une attaque cardiaque au début du mois est décédé, ont indiqué dimanche des sources palestinienne et israélienne. Ce Palestinien, Aziz Ewissat, est mort à l’hôpital Assaf Harofeh près de Tel Aviv, selon le Club des prisonniers palestiniens, une organisation qui défend les droits des détenus palestiniens. Âgé de 53 ans, il purgeait depuis 2014 une peine de 30 ans de prison.

216 détenus palestiniens décédés depuis 1967. Selon le Club des prisonniers, 216 détenus palestiniens sont décédés dans les prisons israéliennes depuis le début en 1967 de l’occupation par Israël des Territoires palestiniens. L’administration pénitentiaire israélienne a confirmé le décès de ce détenu en précisant qu’il faisait partie du Hamas, le mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza. Selon cette administration, le détenu palestinien avait été victime d’une attaque cardiaque après avoir agressé un gardien.

Source : Israël : décès d’un Palestinien détenu dans une prison

Israël : le Paraguay inaugure son ambassade à Jérusalem


Le Paraguay est le deuxième pays d’Amérique latine, après le Guatemala, à transférer sa mission diplomatique à Jérusalem en moins d’une semaine.

Accompagné du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, le président du Paraguay, Horacio Cartes, a inauguré, lundi 21 mai à Jérusalem, la nouvelle ambassade de son pays en Israël. Il emboîtait ainsi le pas aux Etats-Unis dans une démarche de rupture diplomatique très controversée.

Le 14 mai, les Etats-Unis avaient été les premiers à transférer leur ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem, s’attirant la colère des Palestiniens par cette reconnaissance de la ville comme capitale de l’Etat d’Israël.

Trois déménagements en une semaine

Le Paraguay est le deuxième pays d’Amérique latine à transférer sa mission diplomatique à Jérusalem en moins d’une semaine, après le Guatemala, qui avait officialisé ce transfert le 16 mai.

Des 193 pays composant l’Assemblée générale de l’ONU, 128 ont voté, à la fin de décembre, une résolution condamnant la décision américaine, dont des alliés des Etats-Unis comme la France et le Royaume-Uni. Seuls sept pays se sont alignés sur Washington.

Source : Israël : le Paraguay inaugure son ambassade à Jérusalem

Vote de l’Onu sur Gaza: Israël convoque les ambassadeurs belge, espagnol et slovène – Sputnik France

Israël a décidé de convoquer les ambassadeurs de Belgique, d’Espagne et de Slovénie à la suite du vote des Nations unies sur les événements meurtriers qui se sont déroulés dernièrement à Gaza, dans le contexte de l’inauguration de l’ambassade américaine à Jérusalem la semaine dernière.

En réaction au vote au Conseil des droits de l’Homme de l’Onu de la Belgique, de l’Espagne et de la Slovénie à l’Onu en faveur de l’ouverture d’une enquête internationale sur les meurtres de Palestiniens à la frontière gazaouie, Israël a convoqué les ambassadeurs de ces trois pays, a déclaré lundi le ministère israélien des Affaires étrangères.

Les ambassadeurs espagnol et slovène ont été reçus lundi par la directrice adjointe chargée de l’Europe occidentale, selon le communiqué du ministère, cité par l’AFP. Elle s’entretiendra avec le représentant belge mardi.

Les membres du Conseil des droits de l’Homme de l’Onu ont voté vendredi la question de l’envoi d’inspecteurs criminels pour enquêter sur les meurtres de Palestiniens à Gaza. La Belgique, l’Espagne et la Slovénie sont parmi les 29 pays qui ont voté en faveur de cette enquête.

Des dizaines de milliers de Palestiniens de la bande de Gaza ont manifesté le 14 mai à la frontière avec l’État hébreu contre l’inauguration à Jérusalem de l’ambassade américaine en Israël. De violents heurts ont éclaté dans la matinée et se sont poursuivis dans l’après-midi le long de la frontière israélienne.

Selon le dernier bilan disponible, une soixantaine de Palestiniens ont été tués et plus de 2.700 autres ont été blessés par des soldats israéliens.

 

Source : Vote de l’Onu sur Gaza: Israël convoque les ambassadeurs belge, espagnol et slovène – Sputnik France

Liste des produits d’Israël à boycotter | Le Club de Mediapart

1
Coline Serreau : Appel au Boycott © Michel Tardieu

Liste des produits israéliens à boycotter 

Face au drame des Palestiniens, nous ne pouvons pas faire grande chose, à part relayer les informations qui nous parviennent. Hors cela, il y a tout de même une arme en notre pouvoir, le boycott. En effet de nombreuses entreprises, israéliennes ou non, soutiennent la politique sioniste d’occupation. En voici une liste, à vous de faire le reste :

Parmi les produits israéliens :

– Carmel (fruits et légumes) – Jaffa (fruits et légumes) – Kedem (avocats) – Coral(Cerises) – Top (fruits et légumes) – Beigel (biscuits apéritifs) – Hasat (agrumes) – Sabra(repas complets) – Osem (soupes, snacks, biscuits, repas complets préparés) – Dagir(conserves de poissons) – Holyland (miel, herbes) – Amba (conserves) – Green Valley(vin) – Tivall (produits végétariens) – Agrofresh (concombres) – Jordan Valley (dattes) – Dana (tomates cerises) – Epilady (appareils d’épilation) – Ahava (cosmétiques de la Mer morte)

Le code barre sur la plupart des produits israéliens commence par : 729

Les produits des entreprises qui soutiennent l’État d’Israël (américaines ou européennes) :

COCA-COLA – Marques du groupe : Aquarius, Cherry Coke, Fanta, Nestea, Sprite, Minute Maid, Tropical. Cette entreprise soutient l’État d’Israël depuis 1966. Elle vient d’enregistrer moins 5% en bourse ces dernières semaines, suite au boycott accru avec les bombardements contre Gaza en juillet.

DANONE – Marques du groupe : Arvie, Badoit, Belin, Blédina, Phosphatine, Chipster, Evian, Galbani, Gervais, Heudebert, Lu, Taillefine, Volvic. Danone vient d’investir dans le Golan, territoire syrien occupé depuis 1967 par Israël.

NESTLÉ – Marques du groupe : Aquarel, Cheerios, Crunch, Frigor, Friskies, Galak, Golden Grahams, Kit Kat, Maggi, Mousline, Nescafé, Ricoré, Quality Street, Vittel, Perrier, Buitoni. La société suisse possède 50,1 % des capitaux de la chaîne alimentaire israélienne Osem. La firme est accusée depuis les années 50 de détruire l’économie et la santé des peuples du Tiers-Monde, notamment par l’imposition de ses laits en poudre pour bébés en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

INTEL – Cette grosse entreprise produit la plus grande partie des puces électroniques PENTIUM 4 utilisées par les ordinateurs PC dans son usine de Kyriat Gat, installée sur le site de Iraq Al-Manshiya, un village palestinien rasé après son évacuation en 1949 par les soldats égyptiens. 2 000 habitants furent chassés de leur terre, malgré un engagement écrit, supervisé par les Nations unies, des sionistes à ne pas toucher à la population. Une campagne de leurs descendants aux USA en 2003 a amené INTEL à suspendre un projet d’investissements de 2 milliards de dollars pour une extension de l’usine Fab 18 de Kyriat Gat.

L’ORÉAL – Marques du groupe : Biotherm, Cacharel, Giorgio Armani Parfums, Lancôme, Vichy, La Roche-Posay, Garnier, Héléna Rubinstein, Gemey-Maybelline, Jean-Louis David Shampooings, Le Club des créateurs de beauté (vente de produits cosmétiques par correspondance), Redken 5th Avenue, Ralph Lauren parfums, Ushuaïa.

L’Oréal a ainsi investi des millions en créant une unité de production à Migdal Haemeck, à tel point que le Congrès juif américain a exprimé sa satisfaction de voir l’Oréal « devenir un ami chaleureux de l’État d’Israël ».

ESTÉE LAUDER – Marques du groupe : Aramis, Clinique, la Mer, DKNY, Tommy Hilfiger
Outre ses investissements, le directeur est le président d’une des plus puissantes organisations sionistes US, le Fonds National juif.

DELTA GALIL – Cette entreprise israélienne est spécialisée dans la sous-traitance de produits textiles notamment dans celui des sous-vêtements. De nombreux sous-vêtements de marques étrangères proviennent ainsi directement des usines de Delta Galil. C’est le cas pour Marks & Spencers, Carrefour (Tex), Auchan, Gap, Hugo Boss, Playtex, Calvin Klein, Victoria’s Secret, DKNY, Ralph Lauren.

LEVI STRAUSS JEANS et CELIO ( magasins spécialisés dans les vêtements pour hommes)
Ces entreprises fort bien implantées en France financent les nouvelles colonies en Palestine mais également les écoles des religieux extrémistes dans le monde.

TIMBERLAND (Vêtements, chaussures, chaussettes) – Tout comme son homologue Ronald Lauder, le PDG de Timberland Jeffrey Swartz est un membre actif du lobby sioniste US. Il a conseillé ainsi d’encourager la communauté juive US à se rendre en Israël mais également d’envoyer des soldats israéliens pour mener la propagande pro-israélienne aux USA.

DISNEYLAND – L’entreprise Disney n’a rien d’idyllique et contribue par son soutien à Israël à semer la mort en Palestine. Elle approuve ainsi tacitement l’occupation illégale de Jérusalem-Est en faisant de Jérusalem lors d’une exposition au Centre Epcot en Floride la capitale d’Israël, cela en violation des résolutions internationales de l’ONU.

NOKIA – Le géant finlandais de la téléphonie commerce activement avec l’Etat d’Israël. Dans une interview au Jérusalem Post, le manager du groupe déclarait : qu’ Israël faisait partie des priorités de l’entreprise. Un centre de recherche Nokia a ainsi vu le jour en Israël.

MC DONALD’S – Entreprise emblématique de l’impérialisme culturel US, la célèbre chaîne de restaurants fast-food apporte un soutien non négligeable à l’Etat israélien. McDonald’s dispose de 80 restaurants en Israël et y emploie près de 3000 personnes. Elle y interdit à son personnel de parler arabe. Aux USA, l’entreprise figure parmi les heureux partenaires de l’organisation sioniste «Jewish Community » basée à Chicago. Cette organisation travaille en effet pour le maintien de l’aide militaire, économique et diplomatique apportée par les USA à Israël.

CATERPILLAR (Equipement pour bâtiment mais également, vêtements, chaussures) – Une large campagne doit être menée en France pour dénoncer la participation criminelle de Caterpillar aux destructions des maisons en Palestine par ses bulldozers géants. C’est avec un Caterpillar que la pacifiste américaine juive Rachel Corrie a été tuée par un soldat israélien en 2003.

La chaîne hôtelière ACCORHOTEL (Etap, Ibis, Mercure, Novotel, Sofitel) – Cette chaîne a plusieurs hôtels en Israël, et récemment, elle a ouvert une succursale dans les territoires syriens occupés, dans le Golan.

Les chaînes alimentaires présentes dans les colonies israéliennes : Domino Pizza, Pizza Hut, Häagen Daaz, Burger King

Autres produits :

Cigarettes Morris (dont Marlboro), Produits Kimberly – Clarck (Kleenex, Kotex, Huggies), SanDisk (informatique), Toys RUs (jouets)

Le Club est l’espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n’engagent pas la rédaction

Source : Liste des produits d’Israël à boycotter | Le Club de Mediapart

Les chrétiens de la bande de Gaza empêchés de se rendre à Jérusalem pour Pâques – La Croix

Cérémonie catholique du dimanche de Pâques dans l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, le 1er avril 2018. / Gali Tibbon/AFP

D’après Vatican News, les autorités israéliennes ont refusé à plus de 1 800 chrétiens gazaouis l’accès, dimanche 1er avril, aux cérémonies pascales de la ville Sainte.

Ce blocage intervient dans un climat de grande recrudescence des tensions, après le décès de 17 Palestiniens, tués vendredi 30 mars dans une vague d’affrontements avec Tsahal, en marge d’une grande manifestation populaire.

Ils sont à peine un millier de chrétiens dans la bande de Gaza, dont seulement quelques centaines de fidèles à avoir célébré, dimanche 1er avril, une fête de Pâques endeuillée cette année dans l’enclave palestinienne.

Deux jours après la manifestation meurtrière du « Jour de la Terre » vendredi 30 mars à la frontière israélienne, ayant coûté la vie à dix-sept Palestiniens touchés par les balles des soldats de Tsahal et en ayant blessé plus de 1 400 autres, la fête religieuse a été ternie par le climat de deuil de cette journée sanglante et par les restrictions de circulation imposées aux chrétiens gazaouis désireux de se rendre à Jérusalem pour les célébrations pascales.

La crainte d’une prolongation des séjours

Selon les chiffres de Vatican News, 1 800 chrétiens palestiniens avaient en effet formulé cette année, auprès des autorités israéliennes, une demande d’accès à la ville Sainte, où se pressent chaque année des milliers de pèlerins pour l’occasion. Mais ce permis leur aurait été refusé, les Israéliens invoquant leur crainte que certains prolongent illégalement leur séjour en Israël, comme ce fut le cas à plusieurs reprises ces dernières années.

« Israël est un État souverain et a le droit de décider de qui peut entrer sur son territoire. Aucun étranger ne peut venir sans permission en Israël et cela concerne aussi les Palestiniens de la bande de Gaza », a justifié en ce sens, fin mars, un porte-parole de la COGAT, l’administration civile des territoires occupés.

Colère et incompréhension

Au sein de la communauté gazaouie, cette décision a suscité un vif sentiment de colère et une profonde incompréhension. Interrogé par le site Vatican News,le père Ibrahim Shomali, chancelier du Patriarcat latin de Jérusalem, – qui avait par ailleurs expliqué mardi 27 mars que les autorités ecclésiastiques avaient présenté environ 600 demandes d’accès à la ville sainte pour les fidèles, mais qu’aucune ne leur avait été accordée –, a condamné avec virulence la lourdeur de cette démarche administrative.

« Chacun devrait avoir le droit de vivre et de travailler où il veut. Les droits de l’homme ne sont pas respectés ici », a-t-il regretté en ce sens. « Jérusalem est une mère qui aime tous ses enfants, sans distinction. C’est la mère de tous les chrétiens, de tous les musulmans et de tous les juifs », a-t-il poursuivi, avant d’insister : « Jérusalem est pour tous ! »

Peur des débordements

Par le passé, Israël a accordé des permis à des chrétiens de la bande de Gaza pour les occasions particulières, comme Noël ou Pâques. L’an dernier, 570 d’entre eux avaient été autorisés à sortir du petit territoire côtier, selon les chiffres de l’agence Reuters. Dans les colonnes de la presse locale, certains expliquent la restriction actuelle par la crainte de débordements liés à une trop grande affluence dans la Ville sainte, alors que la fête juive de Pessah tombe cette année en même temps que la Pâques chrétienne.

D’autres encore voient derrière cette interdiction d’accès une forme « d’enhardissement » des autorités israéliennes, après la récente décision du président Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’État. « (Israël) fermera tous les check-points, et ce sera plus strict que toute autre année à cause de la proclamation de Trump et des effets que nous en avons subis et que nous en subirons », a souligné en ce sens le père Shomali, dans la presse locale.

Source : Les chrétiens de la bande de Gaza empêchés de se rendre à Jérusalem pour Pâques – La Croix

Powered by WordPress | Download Free WordPress Themes | Thanks to Themes Gallery, Premium Free WordPress Themes and Free Premium WordPress Themes
Facebook Auto Publish Powered By : XYZScripts.com