Liste des produits d’Israël à boycotter | Le Club de Mediapart

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Coline Serreau : Appel au Boycott © Michel Tardieu

Liste des produits israéliens à boycotter 

Face au drame des Palestiniens, nous ne pouvons pas faire grande chose, à part relayer les informations qui nous parviennent. Hors cela, il y a tout de même une arme en notre pouvoir, le boycott. En effet de nombreuses entreprises, israéliennes ou non, soutiennent la politique sioniste d’occupation. En voici une liste, à vous de faire le reste :

Parmi les produits israéliens :

– Carmel (fruits et légumes) – Jaffa (fruits et légumes) – Kedem (avocats) – Coral(Cerises) – Top (fruits et légumes) – Beigel (biscuits apéritifs) – Hasat (agrumes) – Sabra(repas complets) – Osem (soupes, snacks, biscuits, repas complets préparés) – Dagir(conserves de poissons) – Holyland (miel, herbes) – Amba (conserves) – Green Valley(vin) – Tivall (produits végétariens) – Agrofresh (concombres) – Jordan Valley (dattes) – Dana (tomates cerises) – Epilady (appareils d’épilation) – Ahava (cosmétiques de la Mer morte)

Le code barre sur la plupart des produits israéliens commence par : 729

Les produits des entreprises qui soutiennent l’État d’Israël (américaines ou européennes) :

COCA-COLA – Marques du groupe : Aquarius, Cherry Coke, Fanta, Nestea, Sprite, Minute Maid, Tropical. Cette entreprise soutient l’État d’Israël depuis 1966. Elle vient d’enregistrer moins 5% en bourse ces dernières semaines, suite au boycott accru avec les bombardements contre Gaza en juillet.

DANONE – Marques du groupe : Arvie, Badoit, Belin, Blédina, Phosphatine, Chipster, Evian, Galbani, Gervais, Heudebert, Lu, Taillefine, Volvic. Danone vient d’investir dans le Golan, territoire syrien occupé depuis 1967 par Israël.

NESTLÉ – Marques du groupe : Aquarel, Cheerios, Crunch, Frigor, Friskies, Galak, Golden Grahams, Kit Kat, Maggi, Mousline, Nescafé, Ricoré, Quality Street, Vittel, Perrier, Buitoni. La société suisse possède 50,1 % des capitaux de la chaîne alimentaire israélienne Osem. La firme est accusée depuis les années 50 de détruire l’économie et la santé des peuples du Tiers-Monde, notamment par l’imposition de ses laits en poudre pour bébés en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

INTEL – Cette grosse entreprise produit la plus grande partie des puces électroniques PENTIUM 4 utilisées par les ordinateurs PC dans son usine de Kyriat Gat, installée sur le site de Iraq Al-Manshiya, un village palestinien rasé après son évacuation en 1949 par les soldats égyptiens. 2 000 habitants furent chassés de leur terre, malgré un engagement écrit, supervisé par les Nations unies, des sionistes à ne pas toucher à la population. Une campagne de leurs descendants aux USA en 2003 a amené INTEL à suspendre un projet d’investissements de 2 milliards de dollars pour une extension de l’usine Fab 18 de Kyriat Gat.

L’ORÉAL – Marques du groupe : Biotherm, Cacharel, Giorgio Armani Parfums, Lancôme, Vichy, La Roche-Posay, Garnier, Héléna Rubinstein, Gemey-Maybelline, Jean-Louis David Shampooings, Le Club des créateurs de beauté (vente de produits cosmétiques par correspondance), Redken 5th Avenue, Ralph Lauren parfums, Ushuaïa.

L’Oréal a ainsi investi des millions en créant une unité de production à Migdal Haemeck, à tel point que le Congrès juif américain a exprimé sa satisfaction de voir l’Oréal « devenir un ami chaleureux de l’État d’Israël ».

ESTÉE LAUDER – Marques du groupe : Aramis, Clinique, la Mer, DKNY, Tommy Hilfiger
Outre ses investissements, le directeur est le président d’une des plus puissantes organisations sionistes US, le Fonds National juif.

DELTA GALIL – Cette entreprise israélienne est spécialisée dans la sous-traitance de produits textiles notamment dans celui des sous-vêtements. De nombreux sous-vêtements de marques étrangères proviennent ainsi directement des usines de Delta Galil. C’est le cas pour Marks & Spencers, Carrefour (Tex), Auchan, Gap, Hugo Boss, Playtex, Calvin Klein, Victoria’s Secret, DKNY, Ralph Lauren.

LEVI STRAUSS JEANS et CELIO ( magasins spécialisés dans les vêtements pour hommes)
Ces entreprises fort bien implantées en France financent les nouvelles colonies en Palestine mais également les écoles des religieux extrémistes dans le monde.

TIMBERLAND (Vêtements, chaussures, chaussettes) – Tout comme son homologue Ronald Lauder, le PDG de Timberland Jeffrey Swartz est un membre actif du lobby sioniste US. Il a conseillé ainsi d’encourager la communauté juive US à se rendre en Israël mais également d’envoyer des soldats israéliens pour mener la propagande pro-israélienne aux USA.

DISNEYLAND – L’entreprise Disney n’a rien d’idyllique et contribue par son soutien à Israël à semer la mort en Palestine. Elle approuve ainsi tacitement l’occupation illégale de Jérusalem-Est en faisant de Jérusalem lors d’une exposition au Centre Epcot en Floride la capitale d’Israël, cela en violation des résolutions internationales de l’ONU.

NOKIA – Le géant finlandais de la téléphonie commerce activement avec l’Etat d’Israël. Dans une interview au Jérusalem Post, le manager du groupe déclarait : qu’ Israël faisait partie des priorités de l’entreprise. Un centre de recherche Nokia a ainsi vu le jour en Israël.

MC DONALD’S – Entreprise emblématique de l’impérialisme culturel US, la célèbre chaîne de restaurants fast-food apporte un soutien non négligeable à l’Etat israélien. McDonald’s dispose de 80 restaurants en Israël et y emploie près de 3000 personnes. Elle y interdit à son personnel de parler arabe. Aux USA, l’entreprise figure parmi les heureux partenaires de l’organisation sioniste «Jewish Community » basée à Chicago. Cette organisation travaille en effet pour le maintien de l’aide militaire, économique et diplomatique apportée par les USA à Israël.

CATERPILLAR (Equipement pour bâtiment mais également, vêtements, chaussures) – Une large campagne doit être menée en France pour dénoncer la participation criminelle de Caterpillar aux destructions des maisons en Palestine par ses bulldozers géants. C’est avec un Caterpillar que la pacifiste américaine juive Rachel Corrie a été tuée par un soldat israélien en 2003.

La chaîne hôtelière ACCORHOTEL (Etap, Ibis, Mercure, Novotel, Sofitel) – Cette chaîne a plusieurs hôtels en Israël, et récemment, elle a ouvert une succursale dans les territoires syriens occupés, dans le Golan.

Les chaînes alimentaires présentes dans les colonies israéliennes : Domino Pizza, Pizza Hut, Häagen Daaz, Burger King

Autres produits :

Cigarettes Morris (dont Marlboro), Produits Kimberly – Clarck (Kleenex, Kotex, Huggies), SanDisk (informatique), Toys RUs (jouets)

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Source : Liste des produits d’Israël à boycotter | Le Club de Mediapart

Les chrétiens de la bande de Gaza empêchés de se rendre à Jérusalem pour Pâques – La Croix

Cérémonie catholique du dimanche de Pâques dans l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, le 1er avril 2018. / Gali Tibbon/AFP

D’après Vatican News, les autorités israéliennes ont refusé à plus de 1 800 chrétiens gazaouis l’accès, dimanche 1er avril, aux cérémonies pascales de la ville Sainte.

Ce blocage intervient dans un climat de grande recrudescence des tensions, après le décès de 17 Palestiniens, tués vendredi 30 mars dans une vague d’affrontements avec Tsahal, en marge d’une grande manifestation populaire.

Ils sont à peine un millier de chrétiens dans la bande de Gaza, dont seulement quelques centaines de fidèles à avoir célébré, dimanche 1er avril, une fête de Pâques endeuillée cette année dans l’enclave palestinienne.

Deux jours après la manifestation meurtrière du « Jour de la Terre » vendredi 30 mars à la frontière israélienne, ayant coûté la vie à dix-sept Palestiniens touchés par les balles des soldats de Tsahal et en ayant blessé plus de 1 400 autres, la fête religieuse a été ternie par le climat de deuil de cette journée sanglante et par les restrictions de circulation imposées aux chrétiens gazaouis désireux de se rendre à Jérusalem pour les célébrations pascales.

La crainte d’une prolongation des séjours

Selon les chiffres de Vatican News, 1 800 chrétiens palestiniens avaient en effet formulé cette année, auprès des autorités israéliennes, une demande d’accès à la ville Sainte, où se pressent chaque année des milliers de pèlerins pour l’occasion. Mais ce permis leur aurait été refusé, les Israéliens invoquant leur crainte que certains prolongent illégalement leur séjour en Israël, comme ce fut le cas à plusieurs reprises ces dernières années.

« Israël est un État souverain et a le droit de décider de qui peut entrer sur son territoire. Aucun étranger ne peut venir sans permission en Israël et cela concerne aussi les Palestiniens de la bande de Gaza », a justifié en ce sens, fin mars, un porte-parole de la COGAT, l’administration civile des territoires occupés.

Colère et incompréhension

Au sein de la communauté gazaouie, cette décision a suscité un vif sentiment de colère et une profonde incompréhension. Interrogé par le site Vatican News,le père Ibrahim Shomali, chancelier du Patriarcat latin de Jérusalem, – qui avait par ailleurs expliqué mardi 27 mars que les autorités ecclésiastiques avaient présenté environ 600 demandes d’accès à la ville sainte pour les fidèles, mais qu’aucune ne leur avait été accordée –, a condamné avec virulence la lourdeur de cette démarche administrative.

« Chacun devrait avoir le droit de vivre et de travailler où il veut. Les droits de l’homme ne sont pas respectés ici », a-t-il regretté en ce sens. « Jérusalem est une mère qui aime tous ses enfants, sans distinction. C’est la mère de tous les chrétiens, de tous les musulmans et de tous les juifs », a-t-il poursuivi, avant d’insister : « Jérusalem est pour tous ! »

Peur des débordements

Par le passé, Israël a accordé des permis à des chrétiens de la bande de Gaza pour les occasions particulières, comme Noël ou Pâques. L’an dernier, 570 d’entre eux avaient été autorisés à sortir du petit territoire côtier, selon les chiffres de l’agence Reuters. Dans les colonnes de la presse locale, certains expliquent la restriction actuelle par la crainte de débordements liés à une trop grande affluence dans la Ville sainte, alors que la fête juive de Pessah tombe cette année en même temps que la Pâques chrétienne.

D’autres encore voient derrière cette interdiction d’accès une forme « d’enhardissement » des autorités israéliennes, après la récente décision du président Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’État. « (Israël) fermera tous les check-points, et ce sera plus strict que toute autre année à cause de la proclamation de Trump et des effets que nous en avons subis et que nous en subirons », a souligné en ce sens le père Shomali, dans la presse locale.

Source : Les chrétiens de la bande de Gaza empêchés de se rendre à Jérusalem pour Pâques – La Croix

Gaza. Un massacre programmé par Netanyahou | L’Humanité

Vendredi, les soldats de l’armée « la plus éthique » au monde ont tiré sur une manifestation pacifique, faisant 17 morts et plus de 1 400 blessés. Amir Cohen/Reuters

Dix-sept Palestiniens ont été tués lors de la marche pacifique organisée vendredi. Le résultat de la politique d’occupation, mais aussi de l’impunité dont bénéficie Tel-Aviv. Analyse.

À qui donc s’adresse Benyamin Netanyahou ? Après le massacre perpétré, vendredi, par les soldats israéliens qui ont tiré sur une manifestation pacifique, faisant 17 morts et plus de 1 400 blessés, le premier ministre israélien continue à parler de son armée comme de « la plus éthique » au monde. Qui peut donc bien l’entendre, alors qu…

Source : Gaza. Un massacre programmé par Netanyahou | L’Humanité

Après les morts de Gaza, Israël tente de se justifier – Libération

Lors de la manifestation de vendredi à Gaza, près de la frontière avec Israël. Photo Mahmud Hams. AFP

Critiquée après la sanglante répression d’un rassemblement palestinien de masse vendredi à Gaza, Israël se livre à une bataille des mots et des versions face aux Palestiniens et la scène internationale.

Dans la région, l’air est connu : après le sang, les pierres et le feu des snipers, vient la guerre des mots et des versions. Le morbide bilan de la répression, vendredi, d’une manifestation de masse ayant rassemblé 30 000 Gazaouis à la frontière avec Israël s’élève désormais à 17 morts, après qu’un Palestinien a succombé à une blessure à l’estomac lundi matin.

D’après le ministère de la Santé de Gaza, contrôlé comme le reste de l’administration de l’enclave sous blocus par le mouvement islamiste Hamas, 800 participants de la «Marche du retour» ont été blessés par balles depuis vendredi. Des chiffres que l’armée israélienne, qui s’est vantée de savoir «exactement où toutes [ses] balles ont atterri», conteste, même si elle arrive à un comptage équivalent du nombre de tués.

Seulement, pour Tsahal, au moins dix d’entre eux avaient des «passés terroristes», principalement au sein des brigades Al-Qassam, l’aile militaire du Hamas, qui, de son côté, ne revendique que cinq «martyrs»parmi les victimes. Une justification insupportable aux yeux des associations de défense des droits de l’homme, à l’instar de B’Tselem, qui rappellent que les manifestants ne pouvaient causer de réels dégâts à la clôture ultrasécurisée, et que ni les tirs à balles réelles sur des manifestants désarmés, ni les assassinats ciblés ne sont légaux au regard du droit international.

Qu’importe, des deux côtés de la létale barrière, le débat porte désormais sur l’appartenance, ou non, des tués aux factions les plus radicales de Gaza, ainsi que sur les conditions de leur mort. Une vidéo, largement relayée sur les réseaux sociaux, symbolise cette bataille : on y voit un jeune homme de 19 ans, Abdel Fattah Abd al-Nabi, courir dos à la frontière un pneu à la main, abattu d’une balle dans le dos. Tsahal affirme que ce dernier était un membre des brigades Al-Qassam, ce que démentent ses proches. Le Hamas ne l’a pas non plus dénombré parmi ses «shahids». Par ailleurs, Tsahal a annoncé avoir gardé les corps de deux membres du Hamas qui avaient tiré sur ses soldats à la frontière vendredi soir, afin de servir de monnaie d’échange pour obtenir la libération de citoyens israéliens détenus à Gaza. Une pratique critiquée par la Cour suprême israélienne.

Si la société israélienne fait, à de rares exceptions près, bloc derrière ses soldats, (le ministre de la Défense affirmant même qu’ils «méritent une médaille» et le Premier ministre Benyamin Nétanyahou les remerciant d’avoir permis à ses concitoyens de passer une Pâque juive paisible), la communauté internationale a commencé à manifester sa désapprobation. Dimanche soir, le Quai d’Orsay a exprimé «sa plus vive préoccupation» et réaffirmé le «droit des Palestiniens à manifester pacifiquement», alors que l’Etat hébreu présente la mobilisation civile palestinienne, dont le mot d’ordre est le «droit au retour» des réfugiés palestiniens dans les terres qu’ils occupaient avant la guerre d’indépendance d’Israël en 1948, comme un acte «hostile», pilotée par le Hamas.

«Enquête indépendante»

En Israël, quelques voix s’élèvent néanmoins contre la réaction disproportionnée de l’armée. Non d’un point de vue éthique, mais avant tout diplomatique, soucieuses de l’isolement du pays sur la scène internationale. L’Union européenne et le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, ont réclamé une «enquête indépendante» sur les événements, relayée en Israël par le parti de gauche Meretz. Demande bloquée au niveau onusien par les Etats-Unis et sèchement refusée par Nétanyahou, pour qui Tsahal reste «l’armée la plus morale du monde».

Ces derniers jours, le mouvement, qui doit perdurer jusqu’au 15 mai, jour de la «Nakba» (la «Catastrophe»), a largement reflué, mais devrait reprendre vendredi, traditionnel jour de prière et de protestations.

Guillaume Gendron Correspondant à Tel-Aviv

Source : Après les morts de Gaza, Israël tente de se justifier – Libération

Les méthodes disproportionnées d’Israël à Gaza

Editorial. La manifestation de Palestiniens dans la bande de Gaza, le 30 mars, a été durement réprimée : dix-huit morts et plus de mille blessés. Alors même que la grande majorité des manifestants ne représentaient pas de menace sérieuse pour Tsahal.

Editorial du « Monde ». « Usage disproportionné de la force. » Cette formule est devenue un classique quant au comportement de l’armée israélienne, qu’il s’agisse d’opérations de guerre à Gaza ou de la gestion de l’occupation au quotidien, en Cisjordanie. Le bilan sanglant de la journée du 30 mars le long de la frontière de la bande de Gaza – 18 morts, près de 1 400 blessés, dont des centaines par des balles réelles – a placé une nouvelle fois Israël sur la défensive.

Dans une communication souvent très éloignée de la réalité constatée sur le terrain, l’armée a essayé de justifier son comportement face à des dizaines de milliers de Palestiniens venus protester dans le cadre de la « grande marche du retour », qui devrait durer six semaines. Mais elle ne convainc guère.

Les manifestants n’ont pas essayé de franchir la clôture frontalière. Dans leur écrasante majorité, ils étaient venus avec des intentions pacifiques. Quelques centaines de jeunes se sont approchés de façon téméraire de la clôture et ont jeté des pierres, brûlé des pneus. Rien qui puisse justifier le feu en retour, et les morts. Seuls deux Palestiniens armés ont été signalés par l’armée israélienne elle-même.

Refusant d’envisager que ces règles d’engagement israéliennes soient condamnables d’un point de vue éthique, l’envoyé spécial de Donald Trump au Proche-Orient, l’avocat Jason Greenblatt, a qualifié la marche d’« hostile ». Comme si les Palestiniens n’étaient pas autorisés à se retourner contre l’occupant israélien. Cette lecture biaisée des événements a confirmé les Etats-Unis comme avocat ardent d’Israël, et Washington a bloqué une déclaration du Conseil de sécurité de l’ONU réclamant une enquête.

Plus largement, l’administration Trump n’emploie jamais le terme de « droits » ni celui d’« Etat » pour les Palestiniens. Elle ne condamne pas la colonisation, contrairement à toutes les administrations précédentes, républicaines ou démocrates. Elle a prétendu « retirer de la table » la question de Jérusalem, en reconnaissant la ville début décembre 2017 comme capitale d’Israël.

Etrange schizophrénie

Cette décision a été un électrochoc pour les Palestiniens, au-delà du président Mahmoud Abbas. Elle a confirmé l’idée que les négociations de paix classiques, mises en œuvre depuis vingt-cinq ans, ne produisaient aucun résultat. La « grande marche » est une tentative de renouer avec une forme d’opposition à Israël, populaire et pacifique, que le logiciel militaro-sécuritaire a du mal à gérer. Mais personne ne peut prédire les étapes futures de cette mobilisation, si de nouveaux Palestiniens tombent en grand nombre.

L’Etat hébreu s’accommode depuis longtemps d’une étrange schizophrénie au sujet de Gaza. D’un côté, ses plus hauts gradés n’ont cessé d’alerter sur la dégradation humanitaire dans le territoire palestinien, insalubre, économiquement sinistré, étouffé par le double blocus israélien et égyptien. De l’autre, la droite israélienne refuse d’alléger ce blocus, maintenant par exemple une longue liste de produits interdits ou limités, parce qu’ils pourraient servir à des fins militaires pour le Hamas. La punition infligée à une population de deux millions de personnes est tacitement justifiée par une idée : elle ne s’est pas débarrassée du joug du mouvement islamiste. Mais il est vain et absurde d’imaginer qu’une répression sanglante et une vie carcérale produiront des résultats positifs pour la sécurité d’Israël. Sans même parler de dignité humaine.

Source : Les méthodes disproportionnées d’Israël à Gaza

Gaza: un Palestinien tué par des tirs de soldats israéliens – Libération

Des manifestants palestiniens près de la frontière israélienne à Gaza, le 3 avril 2018Photo SAID KHATIB. AFP

Un Palestinien a été tué mardi par des tirs de soldats israéliens à la frontière entre la bande de Gaza et Israël, où 17 autres ont été tués depuis vendredi, a indiqué le ministère de la Santé dans l’enclave.

La victime, Ahmed Arafa, âgé de 25 ans, a été tué lors d’affrontements dans le centre de l’enclave, a ajouté le ministère. Le secteur frontalier est sous tension depuis vendredi, journée la plus sanglante depuis la guerre de 2014.

L’armée israélienne a affirmé dans un communiqué que des dizaines de Palestiniens avaient «participé à des émeutes dans quatre principaux secteurs de la frontière».

«Les troupes israéliennes ont utilisé des moyens pour disperser les émeutes et ouvert le feu vers des suspects qui endommageaient la barrière de sécurité», qui sépare Israël et la bande de Gaza. «S’approcher de la barrière (…) est dangereux», a ajouté l’armée.

Plus tôt, le ministre israélien de la Défense avait une nouvelle fois prévenu que les Palestiniens de Gaza qui s’approcheraient de la frontière mettraient «leur vie en danger».

Vendredi, des dizaines de milliers de Palestiniens ont afflué vers la barrière séparant Israël de Gaza, au premier jour de «la marche du retour». Cette protestation, qui doit durer six semaines, vise à réclamer «le droit au retour» de quelque 700.000 Palestiniens chassés de leurs terres ou ayant fui lors de la guerre qui a suivi la création d’Israël en 1948.

Cette journée a été émaillée d’affrontements avec l’armée israélienne ayant coûté la vie à 17 Palestiniens, et ayant fait plus de 1.400 blessés, selon le ministère de la Santé à Gaza.

Cette protestation intervient dans une période à risques, les Etats-Unis prévoyant d’inaugurer leur ambassade à Jérusalem, autour du 14 mai.

La reconnaissance par le président américain Donald Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël a ulcéré les Palestiniens, qui y voient la négation de leur revendication sur la partie orientale de la Ville sainte, annexée et occupée par Israël.

La désespérance dans la bande de Gaza, éprouvée par les guerres, la réclusion, la pauvreté et les pénuries, ajoute à la volatilité ambiante.

AFP

Source : Gaza: un Palestinien tué par des tirs de soldats israéliens – Libération

Dix-huit Palestiniens tués vendredi par l’armée israélienne : autopsie d’une répression meurtrière à Gaza

Un véhicule blindé israélien tire des grenades lacrymogènes en direction de la bande de Gaza, le 2 avril. WISSAM NASSAR/ DPA

Le ministre de la défense israélien assure que les soldats ont respecté la procédure. Mais l’armée peine à prouver que les victimes étaient des « terroristes ».

Au-delà du tintamarre de la propagande et des commentaires, voici le résumé des événements survenus vendredi 30 mars dans la bande de Gaza. Une manifestation rassemblant des dizaines de milliers de Palestiniens a eu lieu en cinq points de la zone frontalière avec Israël. L’armée a tué dix-huit personnes et blessé – notamment par balles – des centaines de participants, dont l’écrasante majorité ne représentait aucune menace immédiate envers la vie des soldats ni envers l’intégrité territoriale de l’Etat hébreu. Si les manifestants avaient tenté de franchir la clôture, à quelques centaines, voire dizaines, le débat sur l’usage de la force et sa proportionnalité aurait été posé en termes différents. Mais ce ne fut pas le cas.

Une issue prévisible

Il y avait quelque chose d’inéluctable dans le drame de vendredi. Les jours précédents, les responsables israéliens ont dramatisé ce rendez-vous en décrivant par avance un cauchemar : des milliers de Palestiniens tentant d’escalader la clôture séparant la bande de Gaza d’Israël. Dès lors, l’armée a été placée en alerte maximale. Dans cette même zone frontalière, au cours du seul mois de décembre 2017, huit personnes avaient été tuées, à la suite des manifestations contre la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par les Etats-Unis. La semaine précédant la marche du 30 mars, plusieurs Palestiniens avaient réussi à franchir la clôture. Les nerfs étaient donc à vif.

Le 25 mars, Yoav Galant, ministre du logement, mais surtout ancien chef du commandement militaire de la région sud, a rencontré un groupe de journalistes. Il a expliqué que le Hamas poussait « au bain de sang en motivant des milliers de personnes à se diriger vers la frontière ». « On n’agira pas au dernier moment », a-t-il averti. Au même moment, Gadi Eizenkot, le chef d’état-major, annonçait au quotidien Yediot Aharonot le déploiement de « plus de cent tireurs d’élite » le long de la frontière : « En…

Source : Dix-huit Palestiniens tués vendredi par l’armée israélienne : autopsie d’une répression meurtrière à Gaza

La Jordanie approuve la nomination d’un nouvel ambassadeur d’Israël | The Times of Israël

Amir Weissbrod, le nouvel ambassadeur d’Israël en Jordanie. (Crédit : ministère des Affaires étrangères

La nomination d’Amir Weissbrod avait été annoncée le mois dernier par le ministère des Affaires étrangères

La Jordanie a approuvé mercredi la nomination du nouvel ambassadeur d’Israël au royaume, selon des informations parues dans les médias en hébreu.

Le mois dernier, le ministère des Affaires étrangères avait annoncé la nomination d’Amir Weissbrod comme nouvel ambassadeur d’Israël en Jordanie.

L’annonce est intervenue après qu’Israël et la Jordanie sont parvenus à un accord pour mettre fin à une impasse diplomatique sur les attentats du 23 juillet 2017, au cours desquels deux Jordaniens ont été tués par un garde de sécurité de l’ambassade israélienne. Israël affirme que le garde a ouvert le feu en état de légitime défense après avoir été attaqué par l’un des hommes.

 

Source : La Jordanie approuve la nomination d’un nouvel ambassadeur d’Israël | The Times of Israël

La Croatie va se procurer des F-16 en Israël | The Times of Israël

 

Un F-16 israélien durant l’exercice “Drapeau bleu” qui rassemble les Armées de l’Air israélienne, américaine, grecque et polonaise contre un État ennemi fictif (Crédit : Armée de l’air israélienne)

L’Etat juif a emporté le contrat face à la Grèce, à la Corée du Sud, à la Suède et aux Etats-Unis ; le gouvernement doit encore confirmer cet accord

Le Conseil de défense de la Croatie a estimé acceptable l’offre d’Israël de vendre à l’armée croate une escadrille de F-16 afin de moderniser son aviation, une décision qualifiée d’historique mercredi par le ministre de la Défense.

Selon les médias, la Croatie peut se procurer douze avions de combat F-16 d’occasion pour la somme de 403 millions d’euros, une décision qui doit encore être confirmée par le gouvernement, ce qui est une formalité.

« Le Conseil de défense (…) estime que l’offre d’Israël est la meilleure et a recommandé au gouvernement d’approuver l’achat » de ces avions, indique la plus haute instance en matière de défense du pays dans un communiqué diffusé tard mardi soir.

Les F-16 sont appelés à remplacer les avions de production russe MIG-21 obsolètes de l’armée de l’air croate.

« C’est une décision historique (…) un projet qui garantit la sécurité et la souveraineté de la Croatie », a déclaré le ministre de Défense Damir Krsticevic à la radio nationale.

Les premiers F-16 devraient arriver en Croatie d’ici à 2020 et l’ensemble des avions jusqu’en 2022, a précisé le ministre.

Zagreb a lancé l’année dernier un appel d’offres pour l’acquisition d’avions de combat.

La Grèce, la Corée du Sud, la Suède et les Etats-Unis étaient en course avec Israël pour l’obtention du contrat.

Les responsables croates se sont déjà à plusieurs reprises déclarés inquiets par l’état des MIG-21 de l’armée de l’air. Selon les médias, seuls quatre sur les 12 existant étaient opérationnels.

La Croatie a rejoint l’Otan en 2009 et l’Union européenne en 2013.

Source : La Croatie va se procurer des F-16 en Israël | The Times of Israël

Versailles: Un ex-proviseur blâme l’endoctrinement des jeunes à l’antisémitisme | The Times of Israël

Bernard Ravet, principal à la retraite, dénonce le déni de la montée du fait religieux en France. (Crédit: capture d’écran Dailymotion/La Provence)

Alors que la France se recueille autour de la dépouille d’Arnaud Beltrame, le gendarme assassiné dans le Super U de Trèbes, Bernard Ravet revient pour Sud radio sur les raisons pour lesquelles il existe un terreau fertile à l’antisémitisme en France.

Il avait décrit longuement cette situation dans un livre Principal de collège ou imam de la République (éditions Kero).

« En 2004, on sait qu’on a une mosquée salafiste à Marseille, raconte-t-il au micro de Sud radio. Il a fallu attendre décembre 2017 pour qu’elle soit fermée et février 2018 pour qu’une commission décide de l’expulsion de l’imam en question. Comment voulez-vous que des enfants qui vont à l’école coranique le mercredi ou le samedi, élevés dans une culture d’antisémitisme ouvert, ne soient pas victimes d’un endoctrinement qui les conduit à ne pas reconnaître la Shoah et à avoir des propos négationnistes ? »

S’il a couché sur papier ses années d’expérience c’est pour prévenir de l’impact du fanatisme religieux musulman dans les établissements scolaires.

Une doctrine favorisée, explique-t-il, par les discours entendus à la maison, relayés par les chaînes du câble, et le manque complet de diversité dans les lycées et collèges de Zone d’éducation prioritaire (ZEP).

« Pour chaque enfant, face à l’endoctrinement, il faut développer sa capacité à comprendre la souffrance des autres, » assène-t-il, confiant que les professeurs ont encore un rôle.

L’Express avait publié quelques bonnes feuilles du livre, et le journal La Provence s’est entretenu avec ce principal, aujourd’hui à la retraite.

Voici une anecdote qui donne à voir les raisons de l’absence d’élèves juifs dans certains établissements publics en France :

« Lorsque j’étais principal du collège Versailles, une femme s’est présentée à moi. Elle venait d’arriver dans le quartier, en provenance d’Israël, et voulait inscrire son fils dans le collège […]. A peine aura-t-il baragouiné deux mots avec son accent à couper au couteau que les autres lui demanderont d’où il vient. S’il dit la vérité, il se fera laminer. Je n’ai aucun doute là-dessus : des élèves interrogés quelques mois plus tôt par Edouard Zambeaux un journaliste de RFI, sur leurs relations avec les juifs au collège, ont répondu : ‘Il n’y en a pas. Et s’il y en avait, ils seraient obligés de se cacher’. »

A propos de l’adolescent israélien qu’il parviendra grâce à des relations à le faire inscrire au collège juif de la ville, Ravet écrit :

« Je l’assume : ce jour-là, une fois encore, j’ai agi en directeur d’ONG, parant à l’urgence qui me semblait la plus vitale, et pas en principal de collège investi de la mission de défendre des valeurs républicaines qui, en l’état, ne m’auraient pas permis de garantir la sécurité de cet adolescent dans mon collège musulman à 95 %, où certains sont chauffés à blanc tous les soirs via les télévisions par satellite arabes vouant aux gémonies Israël, les Juifs, et la France coupable d’interdire le port du voile aux élèves », explique-t-il.

Source : Versailles: Un ex-proviseur blâme l’endoctrinement des jeunes à l’antisémitisme | The Times of Israël

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